VERTICAUX ET HORIZONTAUX APPARAISSENT A LA FOIS
Fig. 18. — Trait amer avec des rides horizontales
sur le front (fig. 13). C'est ainsi que le visage reçoit l'expression d'une violente terreur (fig. 19). Dans sonou-
Fig. 19. — Trait amer avec les yeux fortement ouverts, avec des rides verticales et horizontales (expression d'un effroi violent)
vrage déjà mentionné, Léonard de Vinci dépeint l'expression de la terreur en termes très frappants, lorsqu'il
dit : « Les blessés, les battus, peignez-les avec des visages pâles et des sourcils relevés; le tout, y compris la chair qui se trouve dessus , recouvert de rides ; peignez les narines au dehors avec quelques plis auprès, plis qui se termineront au commencement de l'oeil. Les narines, en tant que causes des dits plis, se soulèveront et la lèvre supérieure relevée en arc découvrira les dents d'en haut, lesquelles, se trouvant séparées les unes des autres, indiqueront des cris lamentables chez les blessés. » Darwin, p. 315, décrit les autres symptômes de la terreur et de la crainte ainsi qu'il suit : « Le cœur bat avec rapidité et violence, et soulève la poitrine. La peau devient instantanément pâle comme au début d'une syncope ; cette pâleur de la surface cutanée est due probablement à l'impression reçue par le centre vaso-moteur, qui provoque la contraction des petites artères des téguments. L'impressionnabilité de la peau par la frayeur intense se manifeste encore par la manière prodigieuse et inexphcable dont cette émotion provoque immédiatement la transpiration. Ce phénomène est d'autant plus remarquable que, à ce moment, la surface cutanée est froide ; d'où le terme vulgaire de sueur froide : ordinairement, en effet, les glandes sudoripares fonctionnent surtout quand cette surface est chaude. Les poils se hérissent (1), et les muscles superficiels frémissent. En même temps que la circulation se trouble, la respiration se précipite. L'un des symptômes les plus caractéristiques de la frayeur est le tremblement qui
(1) Chez les hommes, du moins chez les aliénés, les poils peuvent se dresser sous l'influence de la colère et de la terreur. Darwin donne des exemples de ce lait, pp. 316 et 320. A la p. 108, il fait en outre la remarque suivante : « Une découverte intéressante de Kolliker nous apprend que le hérissement de poils est dû à des muscles involontaires, Arrectot^es pili, qui s'attachent aux. follicules des poils, des plumes, etc. Dans certains cas, on voit s'ajouter à leur action celle des fibres volontaires du panniculus carnosus. »