‹ La mimique et la physiognomonieChapitre 44 sur 110 · C. — Le trait scrutateur {der prûfende Zag · texte numérisé non relu

C. — Le trait scrutateur {der prûfende Zag

Il a déjà été montré que, dans le muscle orbiculaire des paupières, les fibres centrales peuvent se contracter seules et indépendamment des fibres périphériques. Un fait analogue semble se produire également dans l'orbiculaire labial et cet avancement, scrutateur des lèvres> est dû principalement à ce que les fibres périphériques se contractent plus fortement que les fibres centrales (1).

Lorsqu'on est sur le point de goûter un objet perceptible au goût, du vin par exemple, on l'introduit entre les lèvres, que l'on avance en forme de museau ; on fait alors glisser avec prudence et lenteur le liquide sur la face supérieure de la langue, afin que l'impression de goût soit

(I) Toutefois, d'autres parties musculaires , placées derrière l'orbiculaire labial, entrent aussi en action, Henle [Handb. d. Anatomie, I, 3, 159), dit à ce sujet : « L'etfdement de la bouche pour siffler, pour embrasser, pour prononcer les voyelles o et u n'est tout d'abord pas le fait du sphincter de la bouche, mais des muscles incisifs des lèvres supérieure et inférieure et du releveur de l'aile du nez et de la lèvre supérieure, appuyés parfois du muscle canin et des fibres du triangulaire des lèvres, muscle qui s'insère par sa base à la face antérieure du maxillaire inférieur près de son bord inférieur. Mais le sphincter a pour mission de tenir l'orifice buccal étroit ou fermé et de donner une certaine tension aux plis labiaux. »

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