‹ La mimique et la physiognomonieChapitre 55 sur 110 · MIMIQUE DU NEZ · texte numérisé non relu

MIMIQUE DU NEZ

Les mouvements des muscles oculaires et buccaux sont de la plus grande importance pour l'expression mimique du visage; les muscles du nez, par contre, n'y jouent qu'un rôle très effacé. L'appareil musculaire, qui sert à seconder l'activité de l'odorat, est peu développé chez l'homme, de sorte que les différents muscles du nez ne possèdent pour la plupart qu'un degré faible de mobilité indépendante. Sous ce rapport, la nature nous a quelque peu traités en marâtre et beaucoup d'animaux nous surpassent non seulement par la finesse plus grande de leur odorat, mais aussi par la plus grande mobihté des muscles de leur nez. Ainsi, le chien, par exemple, peut singulièrement renforcer l'activité de son odorat; et son attention se fait reconnaître aussi distinctement par des mouvements brusques de « reniflements » ou de « flairement » que par la vivacité du regard. Il flaire en élargissant et en rétrécissant alternativement sa cavité nasale et en mettant ainsi en mouvement l'air qui s'y trouve. On n'ignore pas que les nerfs olfactifs ne peuvent être affectés que si un courant d'air les effleure ; si l'on tient sous son nez par exemple un flacon d'ammoniaque ou d'une substance nauséabonde quelconque et si l'on veille soigneusement à ne pas respirer par le nez mais exclusivement par la bouche, il ne se produira aucune sensation

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olfactive. Si donc l'on veut jouir complètement d'une odeur, ou la goûter, on ferme la bouche, on respire par le nez et l'on fait pénétrer dans la cavité nasale, par saccades, l'air chargé d'éléments odorants. Mais tandis que ceci ne peut se faire chez l'homme que par une inspiration saccadée, c'est-à-dire par un mouvement saccadé des muscles respiratoires, le flairement, chez les chiens, est fortement renforcé par des mouvements rapides des muscles nasaux.

Ouverture des narines

Le mouvement qui correspond chez l'homme au flairement des chiens est le gonflemExNT des narines, dû à l'influence des deux muscles canins.

Chacun de ces muscles a son point de départ sur l'os du maxillaire supérieur, dans le voisinage de la dent canine et de là se dirige vers le dos du nez où il se fond avec le muscle du côté opposé (fig. 5 m.). Toutefois il arrive chez certains hommes que les fibres de ce muscle ne courent pas toutes vers le dos du nez, mais que plusieurs se rendent à l'aile du nez et au bord externe de la narine. Ce sont ces dernières fibres qui, en se contractant, peuvent élargir la narine (fig. 5m').

Donc, les ailes du nez n'étant pas du tout mobiles chez beaucoup d'hommes, l'étant fort peu chez quelques-uns, très fortement chez d'autres, il s'ensuit que le gonflement des narines n'a qu'une importance mimique individuelle, relative, et ce sont ces fibres musculaires dont on vient de parler qui entrent en jeu pour seconder l'odorat.

. Si l'on veut recevoir dans sa totalité une sensation olfactive agréable, ou si l'on veut examiner attentive-

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