MADAME LESCOT
MÈRE DE MADAME HAUDEBOU ItG-LESCOT
1’ « époque où Bonaparte se
(A M. J. de Richter)
fait roi d’Italie 1 » Est-il si
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irréductible, ou voit-il dans
Lucien un adversaire de son
frère qu’il en fait une copie
d'après un tableau ? Sa clien-
tèle se hausse, il connaît
sous Bonaparte des modèles
de la haute < i tsse : Madame Monnet, femme du général; Fouché toujour*, Pelini, ai,- de camp corse de l’Empereur; Mademoiselle Marescalclii, fille du ministre . * M. Gasson, neveu d’fi mira Bonaparte». 1805 est la meilleure campagne : cinquante portraits pour ; , ! 50 livres, le double de jadis. Ensuite il déeline, soit état de sa , soit mauvaise réputation ou mise à l’index, il tombe de 4,000 à 2,000, puis à 8 ou 900 francs l'an. En 1814, lors de l’entrée des Alliés, il va se loger au Palais-Royal, mais quelle misère I ! 1 livres en avril et 50 en juillet. Ses clients d. gardes du corps, des cochers. H restaure la miniature de Fabre d’Egl nline, celle d’un garde royal. En tout, pour douze mois pleins, un peu moins de 1,000 francs. Heureusement, la jeune Agiathis, âgée d- d ent uns, travaille et compense es manques. Elle est entrée à l'atelier de Gérard où, moyennant quelque cents francs, elle réplique les grands iux du maître. Et
tandis que, vieillard aigri, perclus, Sambat n< t : e imprécations
contre le monde, contre les philistins qui ne le veulent comprendre, Agi his se prodigue, passe ses nuits et le console. Celle-là est une femme sacrifiée, une ms'tyre. A vingt ans, elle paie le loyer, la bonne, le bou-