‹ La Mirlitantouille; épisodes de la chouannerie bretonneChapitre 25 sur 57 · Extrait des notes de Hoohe. Correspondance, Idem · texte numérisé non relu

Extrait des notes de Hoohe. Correspondance, Idem

LA MIRL1TANTOU1LLE

se prépaie à restaurer la monarchie. Il a prêché la paix et juré qu'il veut la guerre ; il prend pour linesse diplomatique cette palinodie criminelle, persuadé que « 'le temps arrangera tout ». Il s'iïlu- 'siorirté ; mais if esfc'sin'cèré, même dans ses vantardises 1 . Sinbères aussi les royalistes signataires ctû traité : oh le Vit bien'qùand, au cours des négociatï'pris, une escâdré anglaise se montra sur les côtes, s'a^prêtant â opérer un' débarquement d'émigrés, d'armes et de 'munitions au premier avis qu'ils en reçurent, Boishardy, Tinténiac et frotté informèrent spontanément les CônVëntionels et leur reniiréht une lettre destinée à « Messieurs les Officiers anglais 1 », par laquelle ils déclaraient que, « entres en pourparlers avec la République, ' les Bretons ne pouvaient accepter désormais aucun secours' de FÀn- ^ïèterre »'. Ils furent moins bien inspirés eh réclairia'ht' dès représentants du peuple la mise en liberté "de érigent, Te commissionnaire âk Pùisàve, capturé â la côte tlans là nu'it du 1* j an vrer ' : en prison •dèjp'uis quatre" nioïs; Prigeht'/ pour sauver sa tetè : , accablait lés ' représentants de dénonciations, révé- •laht 'tôlit ce qVïï' savait des lignes 1 de correspbn- 'dànéé, 1 des points de' débarquement, des projets du cabinet brïtannîqtiè, ;! des préparatifs de l'Angte-

'térViA Puisqu'on' ëtait r&oncilié, la' plus éïêmerï-

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■r'.'lje texte de cette lettré e^t donné par Gèsli'n dé Èoiirgogne'et A*, de , Pp?rt|ïéleniy, Ëtydes et^r la, fiéwHHon-, er\. Btçtagne t- « Entrés en négociations avec la République, il nous est impos- ■stfcW de J ndtfe frsyeV Viii pkssagé, què hbW 'aùrWns ouvert trois .mois, plas tôt. ., lia loyauté . et le zèle qui nous u; (toujours animés pour le bien de la France nous imposent aujourd'hui la loi de "vous dire qu'il 'nbiis est impossible de -vous' donner le moindre secours sur nos côtes. »

a. C'est à Boursault surtout qu'il adressait ses suppliques et ses

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taire délicatesse commandait aux Conventionnels d'avertir les royalistes que Prigent était un traître, indigne d'intérêt : ils s'en gardèrent bien, accorderent la libération du misérable et. présentèrent cette « faveur » comme une preuve de générosité, plaçant ainsi auprès des pacifiés, un espion qui, durant douze ans, grâce à l'aveuglement protecteur de Puisave, vendra à la police tous les secrets dont il sera porteur \ 1( , M ,

Tels étaient les procédés des représentants du peuple ; l'incohérent emploi de leur omnipotence ne palliait pas ce manque de îoyaut^ : ajnsj, à l'heure où se répandait à peine en Bretagne Je texte de la Pacification, accordant le, libre ( exercice du culte, la Convention votait, le 1" mai, la peine, de mort contre tout prêtre réfractaire découvert sur ,1e territoire de la République E Le 27 mai GuermeureJ Brue, en mission à puimperlé, ordonnaient l'ar-

confidences. Voici un aperçu de sa manière : « Rennes, 24 nivôse. III. 'Aie pitié'de mon sort, citoyen représentant I Tu vois èt verras. que je reconnais mon égarement. Yeujlle te ressouvenir que je suis un jeune homme qui veut travailler pour îe soutien et lu défense de >la Patrie... Ton prisonnier, Prigent. » Archives dë la Préfecture de Police. A A/ag5. Du. même jour : — , «, Boursaul ( t..est un nom qui doit être à jamais gravé dans le cœur de tous les enfants de Bai Patrie, de la République, de cette mère tendre* et généreuse . qui ten<l à tous des brasse miséricorde. Oui, son nom à ( jamais sera dans le mien, dans celui d'une tendre épouse qui te devra son fidèle époux r dans* celui d'Un- pa*uvrèi enfant qui le devra son malheureux, oère. Ils le sauront ;,oui, ils le sauront : Je îe leur dirai que c'est toi qui as veillé sur mes jours!.. 'etc. Ton prîsonnifer, Prigenti » Archives de? la Guerres Armée ■ 4es Côtes 4e Bres\, et de Cherbourg, h la date. u (

i. Prigent resta, en effet, le protégé de Puisaye jusqu'en 'i8oS. Dénoncé alors par un de ses compagnons, nommé Bouchard, il fut arrêté par la police impériale, essaya encore de racheter sa vie par d'abondantes révélations. L'empereur, pris de dégoût, ordonna qu'il fût mis à mort avec de malheureux émigrés qu'il avait trahis.

restation « de tous les individus connus pour avoir occupé un grade dans la Chouannerie 1 ». Le lendemain, le comte de Silz tombait sous les coups des 'Bleus' ; et il notait pas le premier qui pérît des signataires de la Mabilais ; dès le 30 avril desliù', ctief mancea'u et son compagnon Lnermite, revenant de Rennes,' avaient été' massacrés à Saint- Denis-d (Jrques . ' ji Eh vain Cormatin se démenait-il en un fébrile apostolat, attestant aux représentants, chez qui îl soupait deux fois par semaine 3 , qu'il apaisait les Chouans ,'àiîx Clibuans qîi'il dupait les Bleus, à tous que 1 "âge d'or était proche. Au château de Cice, son quartier général, il tenait des « conseils dé guerre », distribuait" des cocardes ' blanches, "donnait des audiences et de grands dîners.' iV s'exhibait quotidiëhnemeht, à "Rennes," « escorté d'une garde prétorienne » ; il exigea un jour l'ouverture d'une église pour présider en personne une cérémonie religieuse et u recevoir les plaintes des divers particuliers » . . Ëtait-il devenu fou ? Le 9 mai, Hoche, revenant de Laval, le rencdntra aux environs de Vitré, en compagnie du général IlUmbert costumé eti Ghouctn ; tous deux veha'iént de' procéder à l'arrestation d'une diligence 1 ! Dès cet instant, dans l'esprit du général en chef, Cormatin était condamné. k quelques jours de là, on saisissait, près de Ploërmel, sa correspondance âvëc les chefs môrbihân- ■ ' , h . • •

r. Le texte de l'arrêté a été donné dans Georges Cadoudal, par son neveu G. de Cadottdvl, p. 71. ....«-

2. Le général Tranquille -chef de Chouans, par A. Dughènes et

R DE LA PeRAUDIÈRE, p. l5. r.J-4<- - -

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