‹ La mise en valeur de notre domaine colonialeChapitre 22 sur 72 · GUYANE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

GUYANE FRANÇAISE

Chose curieuse ! BiiMi que l'industrie du sucre soit presque complètement ruinée à la Guyane, celle du rhum et du tafia a survécu à la disparition de la canne, ^ràce à la mélasse, résidu d/' la fabrication du sucre que les distillateurs font venir principalement de Démerari, de laTrinidad et de Sainte-Lucie. Cette mélasse, dont le prix est d'environ 0 fi-, '2'] le kiloyi^r., dose ordinairement de 40 à 00 0 0 de sucre et doinie un rendement en tafia variant de oO à 00 0 0 du poids de la mélasse enq)loyée. D'autres industriels, moins bien outillés, fabriquent ég-alement des eaux-de-\ ie de fruits et des alcools amers on aromatisés. Celle indusliie, loin d'être en décadence, tend, an contraire, à prendre unt.' certaine imj)orlance. Il en <^sl de même des usines (pii distillent le l)ois de rose.

Enfin, il coMxicnl de sii^nalcr les établisses miIs (jim utilisent les importants t^isements d'arg^ile rouye affectés à la fabricalion des bi'icpu's moulées. On voit combien l'industrie ^uvanaise est peu de chose, alors qu'elle devrait èlre si importante dans un pays qui pourrait fournir la matière |»renuère à la poterie et aux faïenci's, aux dislilleries d'essences médicinales ou de parfumeri(.', à l'utilisation des bois et à la création de fours à chaux, puiscpi'on fait venir de l'étraiiyci' toute la chaux nécessaire à la conslruction. Nul doute (pu* l'établissement d'une voie

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ferrée ne donne à l'industrit; un développement considérable et profitable à la colonie.

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