LA PECHE
caisses
Chaque caisse contient 48 boites de homard, et chaque boîte où entrent un ou deu.x homards suivant la grosseur pèse environ 500 g-rammes.
Enfin il faut, tout au moins, mentionner la petite pêche que des pêcheurs montés sur de petits canots nommés warys pratiquent sur la côte des îlots. Chaque wary est monté par deux hommes dont l'un est le propriétaire de la barque et l'autre le matelot qui touche comme salaire le tiers des prises. Il existe actuellement dans la colonie 453 warys montés par 1050 hommes.
La question du Frencli shore, contrairement à ce que pense l'opinion publique, n'a en ce qui concerne la pêche qu'une importance secondaire. Ce n'est pas, en effet, sur le French shore, mais sur les bancs que nos marins se rendent de préférence. Mais, comme la morue se déplace fréquemment, il est nécessaire de réserver tous nos droits qui sont d'ailleurs indiscutables, ou de ne les échang'er, si des négociations s'eng-ag-ent à ce sujet, que contre des avantages assez considérables pour justifier cet abandon.
INDO-CHINE
La pêche n'est l'objet d'aucune exploitation rationnelle dans nos colonies d'Afrique. Tout le poisson péché sur la côte ou dans les eaux peuplées des fleuves tropicaux est consommé sur place et n'est pas expédié à l'extérieur, mais il n'en est j»as (le même dans notre empire d'Indo-Chine. La pêche est, par exemple, la principale industrie du Cambodge. Elle occupe et
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f'ail vi\ iT, tant pai' cllt^-iiiènie (jucparla préparation du poisson, I j)rès de 18,000 individus. Non seulement les pêcheries du 1 Cambodge fournissent le poisson salé nécessaire à la consommation de tonte l'Indo-Cliine, mais il en est encore exporl»' tant en (Ihine qu'à Singapore et à Java :260,000 piculs environ par année. Les principaux centres de cette pêche à laquelle se livrent, de préférence, les Chinois sont le Grand Lac, le Pelil Lac, le Tonlé-Sap, Leukdek et Baphnoin.
Dès le milieu de décembre, les pécheurs se rendent au Grand Lac pour choisir leurs emplacements et commencer la construction de leurs établissements dont chacun comprend une maison d'habitation, un mag-asin et un séchoir pour le poisson. Toutes ces constructions reposent, en plein lac, sur pilotis et très rare- i ment sur la terre ferme.
C'est au mois de février, c'est-à-dire au moment où les eaux f»nt de J"',80 à 2 m. de hauteur, que la pèche commence. Mais le nombre de pêcheurs est très insuffisant (;t la ([uantiti' de poisson capturé est bien faible si on la compare à l'énorme i quantité que pourraient et devraient fournir les lacs pI les cours d'eau qui constituent d'inépuisal)les viviers. Le |)oisson capturé est immédiatement décapité, ouvert ou découpé par tranches, selon la taille, soigneusement nettoyé, salé, puis séché an soleil pendant une durée (jiii \aiie de "i à 7 joni's. Après quoi les j)êcheurs le vendent^ aux exportateurs cpii l'expédient sur Pnon-Penh, Saïgon ou Cholon.
Les résidus ou débris sont malheureuseWient jetés à l'ean alors qn'ils [Kinrrairnt lonrnir nn |»r('cienx crii^i'ais à ntiliser et dont le Service de l'agricullure sonçe enfin à tirer parti. Les vessies sont toutefois conservées et servent à fabriqnei" uiu' colle très appi(''ciée et (\\\ç les fabricants de rubans de soie en l''i'anc(; appi('M-ienl |)articnlièrein(Mil.
Un chifire donnera mie idée assez exacte de l'iudnstrie de la pèche an Candiodi^e. lia <''l('> expo rit", en I8!I8, point», i-87,8il IV.
LA PÈCHE ;{i)î)
(le poissons sécliés à destination de la Cliine, du Tonkin ou dt; la Cochincliine, eu diminution, d'ailleurs, de 2,330,395 tV. sur 181)7. ir est vrai que les résultats obtenus en 1899 couipenserout dans une large mesure les pertes subies par les pécheurs en 1898.
L'industrie des poissons salés occupe également en Annain une grande partie de la population. Une petite partie de ces salaisons est encore expédiée vers la Chine et le Tonkin par les bateaux caboteurs, mais la plus grande quantité est consommée sur place, le poisson salé étant, en quelque sorte, avec le riz, 1(^ mets national des Annamites.
ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DE l'oGÉANIE
L'industrie de la pèche est très répandue dans toutes les îlgs de la colonie, mais en dehors des besoins de l'alimentation ])ublique, elle ne donne lieu à aucun commerce, chacun péchant pour son compte. Le séchage du poisson a été tenté à plusieurs reprises aux îles Tuamotu, mais n'a donné aucun résultat appréciable. Il faut, toutefois, faire une exception pour le tripang ou biche de mer, bien que les fluctuations du marché, en réduisant le profit du pécheur, aient de beaucoup restreint l'importance de cette exploitation. Les quantités exportées, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-LInis, dans les dernières années, ont été les suivantesji
En 1893 . .
. . 1,118 kilos
Si la pèche du tripani;- diminne. il n'en est ])as de même de
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celle des huîtres perlièies qui alimente presque exclusivenieni la population des Gambier et des Tuamotu. dette industrie est l'objet d'un commerce important à Londres où elle s'ajoute aux stocks de provenance étrangère (Etats-Unis, ('eylan, détroit de Torrès). Sans doute, cette concentration sur un même marché est favorable à la vente raisonnée de cette marchandise ; il serait toutefois plus utile de favoriser l'exportation do la nacre piovenant des Etablissements français sur le marché dt' Paris.
Quelle a été la quantité de nacre exportée de 1893 à 1897? Elle a été considérable si on en juge par leschifFres suivants (1) :
. 370,592 kilos
Cette industrie a donc déjà une certaine importance, mais cette importance serait bien plus grande encore si un savant expérimenté était chargé d'étudier les lagons, de les parcourir et de déterminer les moyens d'augmenter le nombre des huîtres perlières en même temps que ceux d'obtenir de plus beaux produits. C'est ce travail que doit entreprendre, cette année même, un jeune agrégé, subventionné par les fonds de la colonie.
NOUVKLl.K-CAI.KOONIF.
Les conditions riatur(>llesde la pêche sont en CaU'donie, ainsi qu'aux îles Huon et Cherslerfield, particulièrement favorables.
Les n'cifs (jui renloiiicnl soiil une sorte de \i\ier iiniiiciise où
(I) Dans <•(' cliillVc est (•(iiii|ii'is(' la nacre |)r(i\'(Miant des archipels voisins, soit (.'ii\ii'(iti un ilixirnii'.
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