MISE EN V.M.EL'K
•un dos pays du Bambouk et du Bouré ; mais toute celte exportation se fait par voie clandestine et les 7 8 de l'or expoiié (''rlia[)peiitaux constatations douanières. Pendant que l'exportation de l'ivoire diminue chaque année au point (qu'elle est aujourd'hui presque nulle, celle des peaux a ui^mente avec rapidité, ainsi ipie celle des plumes d'autruche.
dépendant il convient de noter que l'exportation de lor, i;ràce à une surveillance active, est aujourd'hui mieux connue, puisqu'en 1895 la quantité régulièrement constatée n'était que de 1 kilog^., qu'elle atteignait 47 en 1890 et 90 kilos (vahMir 288,763 fr.) en 1898.
Mais le grand élément d'exportatiijn est indiscutablement les gonunes. La gomme de Tombouctou, de provenance analogue à celle du Sahel,en a les qualités marchandes et, comme celte gonune arrive au port d'embarquement à 0 fr. 50 le kilo-g., alors qu'elle atteint G fr. 40 dans le Sahel et 0 fr. 60 à Médine, elle peut figurer avec avantage sur tous les marchés de rAfri(pie occidentale. Pourtant ce commerce a fléciii de 1897 à 1898, et il esta craindre que cette crise ne s'aggrave à mesure que progressera la pacification des régions du haut Nil, car elle est due à l'arrivée sur les marchés d'Europe des gommes du Soudan oriental. Ce n'est cpie par une augmentation notable de la production que les gommes du Soudan pourront trionq)herde la concurrence; or, cette augmentation est probable dès que la construction du chemin de fer permettra le transport rapide des gonnnes du Niger en Europe."
Au contraire, les exportations du caoutchouc sont, d'année (Ml jinnrc, phis importantes et [tins actives. Des commerçants disposant de capitaux relativenn'nl considérabhîs ont entrepris en i^iand le commerce ducaoulchonc et d<' la gnlta-percha. Le mouvement est aujourd'hui donnt' cl la \alcnr dn kilo, coté, il va diMixans, à deux francs, dépasse aujoiinriMii liois fiancs. l'n tel coMiniercc ne [)cnl donc clic (pic i<''niiim'ralcurpuis(pi(î
le caoutchouc dit « Kouroussa » de proveuance soudanaise est évalué à plus de 5 fr. 50.
Citons enfin comme produit exporté et payant largement le peu de travail qu'il exige, le ricin dont il estconsommé annuellement en France 18,000 tonnes provenant presque toutes de la région soudanaise.
Quelques chiffres feront mieux comprendre, par une rapide comparaison, l'incontestable essor du commerce dans ce pays.
IMPORTATIONS
Années Tissus ^ Sel
Français étrangers
1896. . . l,t)44,7;K; fr. 2,321,630 fr.
1897. . . 1,079,396 — 1,221,333 — 1,942,000 fr.
EXPORTATIONS
Années (îonime Caoutchouc Or brut
1895. .... 234,719 fr. 73,559 fr. 1,086 fr.
(.(IMMKRCE GÉNÉRAL
Années Importations Exportations
1896. . . 10,965,000 fr. 2,234,306 fr.
En résumé, tout semble assurer un réel avenir commercial aux régions soudanaises, si toutefois nous savons habilement écarter la concurrence étrangère et si nous établissons à bref
(1) Chiffres donnés par le capitaine Ballieu. Le rapport île M. de Trentinian donne, pour 1897, 7,8r>*>.147 francs.
<l(''Iai les voies de communication indispensables à son (lévelo[>-
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