VIEILLES COLONIES
La Guadeloupe. — D'une façon générale, les cours d'eau de la Guadeloupe ne sont pas navii^ables. Nés g-énéralement sur le flanc des montagnes, ils se jettent à la mer avant d'avoir pu se développer et se grossir suffisamment en traversant l'étroite plaine qui borde les massifs. Cependant quelques réserves s'imposent. C'est ainsi que la Viard est navigable à 1500 mètres de son embouchure, alors que sa larg-eur moyenne est de 30 mètres ; la Moustique est accessible aux bateaux sur un parcours de 1 kilomètre jusqu'au passage de la route coloniale. Plus importante encore est la rivière Goyave qui porte bateaux sur une long-ueur de 7 k. .'^OO jusqu'au passag'c de la route coloniale ; sa largeur est de 60 mètres. Citons encore les cours d'eau qui suivent :
Largeur : 30 m. Rivière du Lanieiitin iiavlgaltle pondant 1 k.
— 25 m. — ' Bong-oùt — — 0 k. SOO
— 30 m. — la Lézarde — — 3 k.
— la Trinité — — Ok. 700
Affluent do la j)rôcédentc.
Enfin un canal utilisable pour les chalands traverse la commune du Morne à eau. Quant à la Martinique, en dépit de ses 70 ri\ières, elle n'en possède aucune qui soit navig-able ou même flottable.
Iji Guijane. — Ce ne sont pas les rivières qui mancjuent en Guyane française. En allant de l'Oyapoc au Maroni on rencontre successivement le Ouanary, l'Approuague, le Kaw, le Maliary, la Cayenne, le Macouria, le Kourou, le Sinnamary, riracoubo et le Mana. Tous coulent paiallèlement du sud au nord, tous sont abondamment pourvus d'eau, tous sont difficilement, mais utilement praticables, de leui- endiouchure à (luol-
iHS MISE EN VALEUR
quos Ivilomèlios dans riiilrriciir des tciTes ; mais lt)us aussi sont iiialliounMiseniciit coupés, à une certaine distance de leur euihouchure, à cause des terrasses successives de la Guyane, par des i^arres et des sauts. II en est de même de toutes les rivières du Contesté ([ui, dès la fin de juillet, sont remontables en canots. Ainsi la rivière Ouassa est navigable Jusqu'à 130 kilomètres de son endjouclnire. Il en est de même du Carsevène, accessible même aux petits vapeurs. Les petits navires ne calant pas plus de 2'"80 à 3 m. peuvent venir mouiller en face du bourg' où le transbordement se fait facilement à l'aide de nond)reuses embarcations. Enfin, avec les petits caboteurs du pays nommés tapouijes, on peut aller en trois ou ([uatre jours jusqu'au Tartarongal, en passant par le lac Kémado, le lac Nedondo, les lacs Jabiru,Toucounaret, Paracouba, Tapaye, Comprido, Itoba, Lago-novo, etc.
j On le voit, toute la région comprise entre la côte et les monts Tumuc-llumacest sillonnée par une série de cours d'eau qui, avec quelques travaux, communiqueraient facilement entre eux par l'intermédiaire de leurs affluents, et constitueront vraisemblablement plus tard un réseau praticable de voies navigables. Déjà les ports de Gayenne et de Saint-Laurent-du- Maroni sont en relations constantes avec les bourgs de l'intérieur par plusieuis services périodiques, assurés par des goélettes de cinquante tonneaux montées par douze honmies, et de laponnes de dix à douze tonneaux montés par trois hommes d'équipage. '
Il existait autrefois, car aujourd'hui ils sont à peu près impraticables, un assez grand nombre de canaux dans les régions marécageuses. Ge sont :
1° Le canal du Collège ou canal de Kaw : 7 kil. déb(juche sur la ri^e gauche de l'Approuague.
2" Le canal de Torcy : (> kil., verse ses eaux dans le Mahurv (ri\e droite).
3° Le canal d.' la Cri([ue foiiilléi' : 9 kil. ; relie le j)ort de Cayenne à rcmbouliure du Maliurj.
i° Canal Laussat ; limite Cayenne au sud.
Mallieureusement ces canaux, sauf le dernier, sont à peu près inutilisables et ne sont l'objet d'aucun entrelien .