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la férocité, rabnégation en face de Tégoïsme. A la force de résistance que déploient contre ces grands fléaux le gouvernement ou les individus, on peut juger du niveau de la civilisation, de la puissance de la société, de la force des institutions. L'examen fait dans ces conditions donne ici une réponse des plus tristes, des plus navrantes : ces institutions, qui paraissaient si fortes, n'ont aucun ressort; cette civilisation, qu'on jugeait si brillante, n'a qu'un éclat emprunté ; cette nation mourait lentement de langueur et de faim. En vain se rencontre-i-il un de ces hommes que la destinée des nations tient en réserve comme pour retarder les grandes catastrophes; un de ces hommes qui sauveraient les sociétés, si les sociétés, atteintes dans leur vitalité, pouvaient être sauvées. En vain la voix de cet homme qui s'appelle du grand nom de Vincent de Paul * crie-t-elle à ce gouvernement corrompu, à cette administration gangrenée, que ce qui lui manque c'est la pitié pour les malheureux, c'est-à-dire la population à peu près tout entière; que la loi de tous les lieux, de tous les temps, la loi éternelle, c'est l'équité, la
1. Pour ne pas dérouter le lecteur, nous avons écrit, conformément à l^usage, de Paul en deux mots, cependant toutes les signatures autheti" tiques du saint portent DePaul en un seul mot, et on dirait avec deux majuscules; M. Vallet de Viriville, qui a rendu à rhéroïne de Domremy son véritable nom, Jeanne Darc, avait déjà fait remarquer incidemment dans les Archives de l'Aube, 1841, à roccasion d'un autographe de saint Vincent que possède la ville de Troyes, cette orthographe dn nom du fondateur des Filles de la charité. Une autre coïncidence semble ajouter à la probabilité de notre conjecture : le docteur Depaul, dont la famille est originaire du Béarn, à quelques lieues du hameau qui vil naître notre saint, écrit son nom en un seul mot. M. C. de Paul, professeur à racole Turgot, l'écrit en deux mots, mais cette orthographe, dit-il, répond dans nos usages actuels aux deux majuscules du dixseptième siècle, telles qu'on les écrivait dans le Midi. Les registres paroissiaux de Pouy ne peuvent éclairer la question, puisqu'ils ne remontent qu'à j G25.
DE SAINT VIVCEXT !•£ PiTL. vi
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