S RUINE DE LANGON
« Rue de la Mer, 10 maisons brûlées ou démolies;
« Rue Ronde, 7 maisons brûlées, les autres inhabitables}
« Rue Saint-Gervais , Téglise et 10 maisons brûlées , les antKftlais* •ées sans portes, ni fenûtres, ni planches ; rien que les murs ;
« Sur la place , toutes les maisons ruinées , une seule à demi-ooi servée ;
« Rue Biron, 8 maisons démolies, les antres délabrées;
« Rue Briou, 3 maisons démolies, les autres inhabitables; *
<f Rue Maubec, 6 maisons démolies, les autres en ruines, etc.
« Hors de la yille, dans les faubourgs, l'herbe croit sur les fond^ ments de 2^ maisons en ruine ; dans la, campagne , plus de 12 maisons brûl(^es; IVglise Notre-Dame a été dévastée, les couvents des Carmetet des Capucins, où les habitants s'étaient réfugiés, saccagés, et en £ue de tous ces désastres , le roi put à peine accorder quelques mlUien de llTres d'indemnité, et seulement longtemps après *■ I »
La diversion sur laquelle les princes avaient compté en Provence, grâce aux soldats qu'avait promis i'Espagne, n*aboutit pas , faute de ces secours. Deux partis divisaient, comme partout, ce pays : le parti des princes ou Sabreurs^ appelé ainsi parce que leur chef, le baron Puget de Saint-Marc, en parlant de ses ennemis, disait toujours: t Je les sabrerai,» et celui de la cour ou des Canivets et des taille-plumes^ parce qu'il était en grande partie composé des parlementaires qui, entraînés un moment par l'influence du président d'Oppède, étaient peu à peu revenus à la cour depuis la disgrâce du comte d'Alais. Au commencement, les Sabreurs étaient parvenus à s'emparer de l'hôtel de ville d'Aix, et faisaient ainsi incliner une partie de la Provence vers les princes. Une de ces circonstances imprévues qui se retrouvent à chaque pas dans toutes les révolutions, vint donner un autre tour aux affaires : un jour, tout à coup sur la place des Dominicains, où le baron Puget de Saint-Marc et le