‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 169 sur 316 · L\ FRONDE EN PHO\ESCE · texte numérisé non relu

L\ FRONDE EN PHO\ESCE

conseiller de Tressemanes-Cliasteiiil, eu luUe l'uuijo, coiffé (lu chapeau de son lai:[uaîs et l'épfie â la main, harangnaienl bourgeois et artisans, qui déjà se rassemblaient en foule autour d'eux avec des cris de faveur, piralt une femme; un pistolet d'une main et une i^pée dans l'autre , elle s'avance vers le plus épais du rassemblïmcnt en criant liardiment : » Vive le roi, hors d'ici s Sahreurs. * A son aspect, le peuple reste un instant omoliile ; mais bientôt se rangeant autour d'elle, il répète les mômes cris comme un signal de liberté; les Par- ' tmentaires, enhardis, se saisissent de l'hélel de ville et iJes autres postes importants d'Ais; les Sabreurs sont bientôt môme obliges de quitter la ville et se retirent à Marseille. Cette femme, qui était intervenue si à propos IIOIIF la fortune de la royauté, était la sœur de l'ôvéquo i'ApI, Gaillard de Lonjumeau, la femme d'un zélé parementaire, le conseiller Venel. Le dévouement qu'elle rait montré pour tous les malheureux pendant la peste, Q prodiguant sa fortune et ses soins, lui avait acquis ua pand pouvoir dans la ville; aussi est-ce à elle que dotrent se rapporter ces mots d'Anne d'Autriche : o La ville t'Alx et la Provence ont affermi la couronne sur la tôl& e mon fils. >

On se figurera facilement ce que le Languedoc, situé snlre tous ces foyers d'insurrection, devait souffrir. four remplacer en Catalogne les troupes de Marsin et Jserver le Iloussiilon de l'attaque des Espagnols, en lème temps que pour défendre le Languedoc contre ;>ndê, la cour fit venir beaucoup de troupes d'Italie ; ces roopes, soit dans leur passage, soit dans leurs quartiers, ïsvageaient tout. Dans l'assemblée des Élals, le 25 décembre 16S1, quelques députés tracèrent le liideus la-

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