ACCUSATION DES CONTEMPORAINS
d'autres ordres, ils se disposent à employer la fureur du penple,qai ne domandait, après avoir été reienu si longtemps, qu'un objet pour 80 décharger. »
Le religieux de Sainl-Denis, dont le récit a été puLli:' par MxM. Leroux de Lincy et Douët d'Arcq, dit :
« L'on considéra pour lors dans Paris Condé comme un prince trèsmalintentionné, qui n'avait ni crainte de Dieu, ni amour pour sa patrie, et en particulier pour les habitants de la ville de Paris.»
Les femmes de la lialle osèrent lui reprocher à luimôme sa conduite:
« La crierie de 80 ou 100 femmes qu'on envoyait au palais demander la paix aux princes fut si grande, que M. le prince de Condé ei^vint aux invectives avec deux ou trois des plus résolues, leur reprochant qu'elles étaient payées par los mazarins, et elles eurent assez de hardiesse pour lui répondre qu'elles n'étaient pas fem)nes à ffix-septsolt comme les assassins de lliôtel de ville. » Mémoires du P, Betthod^ 1G52, p. 583.
Deux pièces de vers que nous croyons inédites, insérées dans les documents qui accompagnent le journal de Dubuisson, s'attaquent direcleuient à Condé : pour détourner de sa personne riiorieur publique, il feignait on grand chagrin de tous ces événements.
Condé, l'unique auteur de nos plus grands malheurs. Par qui toute la France aujourd'hui désolée Ne parait plus qu'un grand et triste mausolée. Et l'on confoud partout et le sany; et les pleurs
Solenuise à ton gré par tes feintes douleurs Le massacre insolent d'une illustre assemblée: Prèle à la foy publique hautement violée De beaux déyuisemeuts et de fausses couleurs;
L'on n'en connaît pas moins la cause du carnage; A travers ta pitié, l'on remarque ta rage, L'on sçait les intérests qui l'ont fait esclateft