CHAPITRE XVI
Lettres de saint Vincent de Paul, de la mère Âogéliqne^ de la mère Agnès Arnauld sur la misère de Paris. — Prix des denrées. — Les plus boutloiiS; comme Lorel, deviennent tristes en face de tant de maux.
r — Remise du loyfer de Pâques 1652, accordé par le Parlement aox locataires de Paris. — Environs de Paris. — Étampes. — Les aéretoh —Les Missionnaires de Vincent et les Filles de madame Legras, amai^ tvrs de la charité. » — État de la Brie. — Cet excès de misères amène la réaction dont l'abbé Fouquet est un des principaux iostrumeots. — Rùle du clergé pendant la Fronde.
Il fallait, comme l'avait dit le Religieux de Saint-DeniSt que « Condù n'eût aucun amour pour sa patrie, aucune pilié de Paris, » et presque aucun sentiment humain pour s'ùtre ainsi décidé à stupéfier par la terreur une population déjà gisant à ses pieds, demi-morte de faim et de misère. Il semble que de tous côtés s'élève le cri désespéré du poëte Pétrarque : « Ilélas! il n'y a que la douleur qui dure en ce monde! » Aussi, hésitons-nous, après les pages terribles que nous avons déjà transcrites, à continuer ces enquêtes; nous le savons, il y a dans cette histoire trop de gémissements, trop de larmes, trop de sang, pour qu'un lecteur ordinaire puisse s'y plaire longtemps; que celui donc qui demande à Thistoire la distraction et l'amusement passe ce chapitre, il n'est pas écrit pour lui*