‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 231 sur 316 · RETOUR DU ROI · texte numérisé non relu

RETOUR DU ROI

sur le point d'accoucher, reçut rautorisation d'y reste autant qu'elle voudrait; sa fîlle, Mademoiselle, partit bientôt, incertaine de ce qu'elle devait faire, mais désirant rejoindre le prince de Condé. Louis, au milieu des transports de joie des habitants, se retira au Louvre, plus isolé, plus facile à défendre que le Palais-Royal, t Le roi, dit la Gazette ^ est dans son Louvre, le soldat à la ba^ rière, et le bruit des tambours et les fanfares des trompetlos, qui, ces jours passés, ne servaient que de triste avertissement au bourgeois de se tenir prêt pour la garde et la défense de ses biens ou le salut de sa personne, ne servent plu^ qu*5 exciter les transports de sa joie. » Parmi les premiers qui accoururent au Louvre, on remarqua le cardinal de Retz et le fils de Broussel, qui venait remettre les clefs de la Bastille. Le roi convoqua nominativement ceux du Parlement qu'il voulait conserver à se joindre aux membres revenus de Pontoise, et, tous ensemble, le 24, prirent séance pour enregistrer une nouvelle déclaration d'amnistie, qui accordait encore trois jours au repentir des princes. Par un autre décret, il était interdit au Parlement < de prendre ci-après connaissance des affaires générales de l'Etat et de la direction des finances, et de rien ordonner ou entreprendre contre ceux qui en auraient l'administration, à peine de désobéissance, t Le Parlement se lut, les bannis obéirent, et, de ce jour, bien plus encore que de celui où le roi entra dans le Parlement, un fouet à la main, date l'avénemenl du pouvoir absolu, le régne du bon plaisir.

Le hasard voulait que ce jour fût exactement celui où, quatre années auparavant, le même Parlement avait im-

4. Voir à la bibliothèque les médailles et les gravures faites en soofede cet événement ; lire aussi la Gazette^ no 135j année IdSti

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