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39 orphelins, 63 nécessiteux; la station de Brie, dei> servie par les Picpus, s'occupe de 189 malades, 57 orphe» lins, 13 convalescents et 87 nécessiteux. Les Carmes déchaussés se sont établis à Tournan et ont à soigner 127 malades, 64 orphelins, 90 nécessiteux. La station de Gonesse est une des plus maltraitées; cette yille, grenier de Paris au commencement de la Fronde, avec son fameux t pain de Gonesse • a-t-elle payé par un redoublement de misère ce fatal privilège? Quelle que soit la cause, on y trouve 245 malades, 5 orphelins; mais en revanche t les nécessiteux sont en si grand nombre que Ton n'a pu en dresser de rôle, faute de fonds ponr subvenir à leurs besoins; il y a autant de nécessiteux que de vivants, puisque la mis(}re est universelle. » Ce sont les Jacobins réformés qui s'en occupent, ainsi que delà station de Luzarches, où ils ont 140 malades et c des né* cessiteux sans nombre par la ruine universelle de ce canton.! A la stalion de Saint-Denis, on retrouve les Pères Récollets, qui n'ont pas moins de 110 nécessiteux, 116 malades et 45 orphelins; au mont Valérien, ce sont les ecclésiastiques du séminaire* de M. Charpentier ; 229 malades, 77 orphelins; « nécessiteux en trop grand nombre pour les compter et les assister, on ne peut même secourir les convatescents. »
Presque à chaque station on trouve ces mots : « On aurait pu plus facilement ajouter un tiers à chaque catégorie de malades et de nécessiteux, si on avait des fonds pour les soutenir. » Quant aux orphelins, on n'admet dans celle catégorie, si digne de pitié, puisque pour eux la misère doit durer longtemps, que t ceux qui sont âgés de moins de dix ans; les autres trouvent place, s'ils peu* vent, parmi les nécessiteux, i
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Arrêtons nous dans ce triste ex.iraen, car il est irapossible de parcourir ainsi les 193 vi;i.i;jres .jonl pnrli* !t* Miignsin. A côté Je ces adminbles servi ïi'iirs Ir bww «t de l'iiumanité souffrante, joignoos que!«iues noins -*'cn- Tiers que nous fournit notre brichur.'* ; ie ;:»rr>i.if .•!: îe Mesmes, gui se dèTOMtt m soiiiai/enn-ni i»'S viib^s-s .s» MoissT, Limoges. Fourches et Lnma^-'îa: \ Mor?:ui. .n.idamede Yass.in: i Fî«^ur', ni;î«iame i.i-. na::.ir.". * i présidente de Nesmon'i p'ur MfinirfrnitMi. " ii»-: •"- • Livry, Bonly; à R..^. aiaiiamt' w lîis. lonn-.-w: s âmes d élite qai.!OQirivaaii'îif i jn-n nit- W'r,r*tr ••••' r*. et que la possession i u iiaiii.ir .mrM«-^- -îIi ■•.•'.• :.' =* devoirs qu'elle n 11?.:: rit; î<* irMî> )r.n:]. ::/ -r. ••."• ..i^ place d'honn-rur i ;:^s r^iî'.'-r inii r.-:'. .•• • .•-• • ^ science et de /rjiniaA/.*. .iiivii-.-.n.^. s'enfermer 'iinà *». .r.nii.Kriii:: nii^r«. •» i» par jour- foir -^î::' .i'-.«ir-!;ir-» •! •.•.•;.. '•..- ;: -.»..
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nait pieds nus; sur ce qu'on lui dit qu'elle avait pteh-l soin do recevoir que de donner, elle répondit, en simp^' cité do cœur, qu'elle donnait son meilleur, et fit conn^lK qu'elle avait plus de lumières que ces riches quint' peuvent encore concevoir l'obligation de douner lein
superflu » Nous aussi, nous avons été souvent ému en
lisantco noble élan de ces petites gens de Paris t qui toutes contribuaient, dit une lettre de Yincent, du 3 jaum 1653, en voyant ce tronc du Magasin charitable suffire presque à la dépense commune » tant il était souvent rempli, f ce tonneau de sel de 8 ou 10 boisseaux, d*où l'on ea a tiréJQsqu a 120 et qui s'est toujours trouvé comblé àmesure, » cette (•oj-i)oralion des bouchers fournissant prèsde 6,000 livres de viande gratuitement, ces bonnetiers qui ont généreusement rcpauilu de l'argent et des objets de leur profession, et k côté cette « vaisselle d'argent* aux riches armes burinées, ces montres et aulres pièces curieuses, dont, par un saint commerce favorable à la charité. Ton a trouvé le débit à l'éj^^rd des personnes à qui la qualité et la condition en pouvaient rendre l'acquisition de Wenséancc. « Cette association des classes les plus extrêmes, si rare dans l'ancien régime, produit une somme de 12 à 13,000 livres par mois.
1. Parmi les donatrices de cette vaisselle d'argent, nous trouvons madame de Miramiou; en 1650, dans sa maison, près de Saint-Nicolas des Champs, elle nourrissait et in>truisait de petites orphelines. En 1651 elle distribuait plus de 1,000 potages; en 1052, la misère augmentant •( •es revenus ue pouvant suffire, elle vendit son collier de perles 24 000 fr.; en 1G53 sa vaisseUe d'argent eut le même sort, '