‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 243 sur 316 · DETTES ÉNORMES · texte numérisé non relu

DETTES ÉNORMES

se mettre à Vabri de la Bourgogne. Plus encore^ il w»! semble, que le greffier de Brid'oison, les gens de final» de Louis XIV auraient dû s'appeler Doublemain.

Hais en voilà trop de ces récits que nous avons pn| sans choix au milieu de cent autres aussi tristes; a Ton veut se rendre compte des ruines de la province', qu'on en lise les longs budgets pour les années 1658, 1636, lorsqu'il s'agit de réparer les désastres, (te comprendra facilement, après avoir vu tous ces iésmdres dans une province pour une seule ville révoltée, l'immense désolation de.la France entière, la ruine d» villes, obligées d'emprunter pour fournir aux charge» de la guerre; la seule ville de Beaune^ en 1664, était endettée de 539,494 livres et n'avait aucune ressource pour les payer, comme le prouve l'édit de Colbert de 1667 pour autoriser les communes à rentrer dans leurs Lien» communaux, aliénés pour quelques-unes depuis 1620, moyennant remboursement du prix payé de bonne foi* par annuités dans l'espace de dix ans. Auxerre doit 85,772 livres; on fut aussi obligé de mettre ce recouFrement en adjudication, et parmi les charges imposées à

1. On consultera encore avec fruit les Jetons de la Bourgogne, p» M. Rossignol et par M. de Frontenay, qui tous expriment l'idée deU minière profonde de la province; tantôt représentée couchée à tene» û'aHtres fois accablée de traits, etc.

2. Voir VHisiotre de Beaune, par Rossignol, le savant archiviste del» Côte-d'Or, p. 408 et 409. On y trouvera encore des détails sur la nûgère de la Bourgogne que nous n'avons -pu citer; car il faut se tracer une limite, et peut-être le lecteur trouvera-t-il que nous ne l'avons que trop souvent dépassée.

8. Le préambule de cet édit était ainsi conçu : « Entre les désordrei causés par la licence des guerres, la dissipation des biens des communautés (communes) a paru des plus grandes; elle a été d'autant ploi générale que les seigneurs et autres personnes puissantes se sont prévalus de la faiblesse des plus nécessiteux pour dépouiller les commof ■sautés. »

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