‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 244 sur 316 · DE LA BOURGOGNE · texte numérisé non relu

DE LA BOURGOGNE

r adjudicataire, on lit : t Ne pourra rapporter aucune non-valeur, sinon après avoir fait prendre et vendre les meubles des collecteurs et ceux des principaux habitants, et fait deux prisonniers de chacune des dites villes, boui^s et villages, esquels il y aura douze habitants, et au-dessous de ce nombre un seul. » Ne croirait-on pas lire une ordonnance concernant ces malheureux curiales, ces collectenvSiesclaves de l'empire romain ^k Tépoque de la plus triste décadence, transportée dans la Fronde par un énorme anachronisme?

En Guienne, la situation était beaucoup plus grave qu'en Bourgogne, et la cour avait bien plus à faire; mais la Fronde, vaincue à Paris malgré la présence de son chef Condé, et dans tout le reste de la France, pouvaitelle espérer se maintenir dans un coin isolé, sous la direction'de chefs secondaires jaloux les uns des autres, et, l'occasion donnée, prêts pour la plupart à faire leur paix aux meilleures conditions? Nous insisterons moins longuement sur ce dernier épisode de la Fronde, d'abord parce qu'il est en tout le reflet, l'écho affaibli des événements de Paris : le duc d'Orléans à Bordeaux s'appelle le prince de Conti, Du Doignon ne' ressemble pas mal à Charles de Lorraine^ la faction populaire de Condé a nom rOrmée; les signes de ralliement, l'étendard blanc et rouge, figurent à la place de la paille et du papier. Les mêmes scènes de désordre, de violence, plus graves encore peut-être, dans la capitale de la Gascogne que dans la première ville du royaume; puis ces scènes, suivies d'une vigoureuse réaction cléricale el bourgeoise, les deux parlements de Paris et de Pon toise sont transportés à Bordeaux et à'Agen. D'un autre côté, les souffrances du pays ont été mieux constatées par les conlemçotaias et môma

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