‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 259 sur 316 · DÉSORDRES DES GENS DE GOERRE · texte numérisé non relu

DÉSORDRES DES GENS DE GOERRE

(le la préfecture de police) renferment les plus triM V'-cuves : en avril 16o9, le Parlement défend aux soidA de s'attrouper, et à toutes personnes de rien acheter d'eux ; à cette époque encore ils pillent et volent ouvertement dans les maisons sous le moindre prétexte. Un bande entière, à trois heures après-midi, a osé, rue Phélip* peaux, dévaliser une maison et obliger un charretier qui passait à charger les objets volés et à les mener à la place Maubert pour les vendre. Voir aussi sur ces pillages b Registre du Conseil secret^ cote H, P 422, 18 août 189, qui confirme tous ces désordres. Telle était la grandev du mal^ qu'une ordonnance de 1660 interdit à toute pe^ sonne de porter pistolets, poignards, armes quelconqM dans Paris, et organise une maréchaussée chargée d'explorer les campagnes des environs et d'y établir la police et la sûreté des routes.

Faut-il encore parcourir toutes nos provinces pour décrire une derniùro fois les maux de nos pères? Celte fatigue, qui fait tomber la plume des mains de celui qui raconte cette funèbre époque, celte fatigue, les contemporains réprouvaient aussi, et ils continuaient de tenir leurs registres : « Au commencement de l6o3, dit Lchault dès les premières lignes de ^on journal, année IGoi, j'avais pris la résolution de quitter la suite de ce recueil... Je ferais encore volontiers le môme vœu d'abandonner la continuation de ce récit, que je poursuivrai néanmoins, afin que nos successeurs et neveux ne nous blâment point de ne leur laisser aucun héritage... » Imitons donc leur stoïque courage; c'est pour l'histoire qu'écrivaient ces chroniqueurs, que l'histoire recueille jusqu'au bout leurs notes; il est bon et salutaire que les "Puissants sachent que l'histoire ne perd jamais ses droits,

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