‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 260 sur 316 · A PARIS EN US9. OS · texte numérisé non relu

A PARIS EN US9. OS

'admet pas la prescriplionpourlemal; d'ailleurs le procès est instruit, il faut que toutes les pièces passent flous les yeux du jury, et, avec Piine le Jeune, nous lui dirons ; a La patience du juge est une grande partie de la justice. >

Noua ne copierons pas le Journal de Lehault, nous y renyerrons le lecteur; il pourra voir qu'en 16»4, un séjour de six cent douze soldats ou oUlciers, pendant Onq mois et demi, coule à Marie 94,686 livres, sans compter les ruines; encore les habitants sont-ils heureux de trouver les deux sols de pain de munition qu'on en- Toyait au soldatet qu'ils vendaient, ne voulant pas le manger. Notre pauvre notaire en vient, de douleur, presque h blasplicmer Dieu, à douter de sa justice; si les Français da quinzième siècle disaient, avant Varrivée de Jeanne Darc, que Dieu était devenu « Anglais, » les pauvres paysans du diK-septième siècle pourraient bien l'accuser d'ètro « frondeur. » Nous renverrons également notre lecteur à la brochure que nous lui avons signalée tant de fois, te Diocèse de Laon pendant la Fronde, par H. Ed. Fleury, pour y lire toutes les navrantes enquêtes auxquelles on se livre; il y trouvera une nouvelle déclaration du bailliage de Rihemont, à la date du 12 novembre 1635, signée des officiers, avocats, procureurs, greffiers et sergents, certiflant unanimement que l'esercice de la Justice est aussi impossible qu'en 16S0; une enquête de l&iQ, par César d'Eslrées, évéque de Laon, a[q)rend que, dans plus de cent vingt paroisses, les curés ont été contraints de se retirer dans les villes, « n'ayant plus de paroissiens ni de quoi vivre. • La « ruine et le désert • se trouvent partout; les rentiers ne touchent plus aacua revenu; la cathédrale de Laon ne reçoit plus an*

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