‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 275 sur 316 · NOUVELLE PUBLICITÉ CHARITABLE · texte numérisé non relu

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savant auteur de VAdministraiion de Colbert iltjii^ mier trouvés el publiés. Le traité des Pyrénées, signik 7 novembre 1659, pouvait faire croire qu avec la gneni allaient cesser les maux du pays; malheureusement k France avait été trop radicalement ruinée pour que den ou trois mauvaises années de récolte ne se fissent pi rudement sentir, et ne devinssent une véritable calamili nationale: aussi le premier placard est-il fait pour ^ tromper l'opinion publique... il est intitulé: Diêcom sur la conclusion de la paix^ et doit être probablemeit de la lin de iGj9 ou des premiers mois de 1660.

« Il n*est pas encore temps de s'arrêter dans le chemin de lamûèricordo et d'abandonner une si sainte entrefrise ; il faut encore qaelqw nouveaux efforts pour cet hiver; il faut se rehausser par une charité ' nouvelle... les vignes et les seigles ont g-lé en Champagne, les fourrages sont si mauvais qu'ils ont causé la mort à la plu {.arl des bestiaux; la n' coite des liés n'a pas été abondante en Picardie ; la calamité qui règne par tous ces lieux-là excède sans exagération celle de* années précédentes (l(>3G-57), où nos arinées faisant leur séjour en Flandres, ils n'avaient qu'à eu souffrir les passage-. 11 est donc de la deroitre nécessité de ne pas refuser à ces pauvres affligés ce dernier soulage' ment,.. Les pauvres de provinces ont vécu avec beaucoup de peine durant les premiers mois de l'hiver, se servant du peu qu'ils avaient recueilli; maintenant ils n'ont j lus rien. On écrit à Paris de tous côtés leurs misères extraordinaires tt particulièrement celles de Bourg- gae, de Picardie, de Lorraine, du pa^s Messin (Metz) et de rAngoumois.

« Les personnes de probité qui ont visité ces provinces ont à peine trouvé des maisms où il y eût du pain, et c'est une chose fort rare d'y "voir un drap et une couverture; les sains et même les malades ne sont couchés que sur la paille, qu'on ne voudrait pas faire servir à raelire sous les animauT; ils ne sont couverts que de leurs pauvres haillons. La misère est très-grande aux environs de Paris: à Villers le Bel, les pauvres conrent aux botes mortes qu'on jette à la voirie et se disputent avec les chiens à qui en aura un morceau, ce qui les a fait presque tons malades... On a tâché de leur procurer quelque petite a^istance; mais la misère est si grande et les charités si refroidies que l'on se voit avec douleur dans l'impuissance de secourir ces pauvres abandonnés.»

Et comme les Relations^ le placard finit en priant d'adresser les charités aux mômes dames et à quelques

DÉGUISÉE SOUS DIVERS TlTnES. I>13

nouvelles : mesdames de Nicolaï, de Miramion, lirice, ■Chevalifr, mademoiselle de Lamoignon.

Ce premier avertissement /ut bienlûl suivi d'un second qui est daté du carôme de 1660 et porte pour litre : itéfiexione sur les misÈres du temps (quatre pagesj.

■ Il arriïfi loiis les jnnrs tant de cas élrB^ers et *ii Unt île divers

«Odroits giill rnudraît ua lUrs pour esprïmer l'aniictiDn ^éeérilB, NooB

^oas ilirnns seulement que de SOD pentonaen qui aerooLdanE un village,

l] Bit (aut Taire éut que IgS n'ont qu'un mnrueau de pain, leiquels ïoDt

TidnitB à languir, Ue autree ï voler et quelquet-unt k la lage «teu

JéEeq>air,et tonsila mortinévilableioeat, ei ou ne les seci'Urt promp-

temect. On peut asBursr que ji'Mt de 1(1,0(10 eant nuiriE de nÈeéMil&

dam le Maine, la Tounine, le GIbîmîe, le PereUe et ailleurt; eatiroQ

80;taO languissent misérablement et s'en vont lut uat aprps les antres}

îi faudrd.lt 10,000 livres par semaine seulement pour Ics^npiilier da

nenrir de faim, tant les vitres sont clw»; cacobien closen faudiùt;!!

■^jMMi* les furilDer un peu ! Il est du la derniers oliligalioa de learcoA'

W .wrrer la île k Ioub autant qu'il est en notre pouioir, â imat ne «Ml-

klons être coupables delearmort; et il eit néoeifaire d'en meflre 1b

lot possible eu état de Iraiailler, pour cultiver lee terres on friche et

9e GsiDpaenee dêserlea ; aatremenl les villes, qui ne subslMest qna par

• le travail et la molBaon des laboureufi, niuiquer''Dl de virtea; etPcD

loil craindre qu'après la fairo, la pesU, qui n'épargne persomi etqol

l'engendre de la mauvaise nourriture, oe vienne ravager Pafil. •

On est obligé, on le voit, d'effrayer les esprits pour

ranimer dans les cœurs la charité découragée par celte

longue misère, u Au nom de Dieu, faites, dit l'écrivain

i terminant, un effort pour prévenir ces malheurs;

«uvrez votre bourse aux pauvres moribonds, empruntez,

engages, etc. • Toujours les mêmes adresses pour les

aamânes.

^b Pour achever d'émouvoir les cœurs, viennent les

^K espèces de relations détaillées ; l'une est intilulée :

H Réflexions sur ces paroles de J. C. : » Vous aurez tovjours

^Ê des pauvret avec vous, i

L« 11 ; a ol>ligatiaD de coasuienca de vous représenter d

toujours

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