‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 288 sur 316 · POUR UN CADASTRE £5 CHAMPAGNE. 53S · texte numérisé non relu

POUR UN CADASTRE £5 CHAMPAGNE. 53S

« Pour rexécution, je ne connais personne eapable de cet emploi que M. Térael, qui ya porter à Son Eminenee la carte de Champagne qu'il a faite, à laquelle, pour la rendre parfaite, il faudrait ajouter la force des irillages et en faire nn eitrait à an coin, tar leqael Son Eminence Terrait Tétat de la province et pourrait d'elle-même ordonner toutes choses. Comme Ton ne peut pas mettre sur le papier les pensées qae Ton a pour un dessein plus grand en effet quHl pamit d'ahord, j'ai dit mes visions à M. Téruel pour les communiquer à Son Eminence.

« Je ne doute nullement que, si Son Eminence se résout à faire pra« tiqaer cette proposition, le peuple n'en soit tellement soulagé en cette irontiëre^ qu'aux autres Elections l'on ne demande qu'il en soit fait lûnsi; et cela établi dans la Champagne, le peuple le reqoérant, il sera t>ienaisé de l'établir ailleurs sans autre contrainte. Et cela est propre* ment le cadastbe que feu Son Eminence le cardinal de Hichetien 'ivait 4ant souhaité dTetablir dans les lieux de la tatlle, ainsi qu'il e^t en Dauphiné; mais l'on n*osa jamais le prtfposerK Présentement, il ■sera reçu comme une grâce pour dter les surcharges que donnent les •élus ou pour affranchir les paysans de ce qu'ils en exigent: un village taxé à une place a baillé k un élu 600 jifres, et il y a des lieux taxés à 4,000 livres qui ne sa □ raient payer le quart, cela fait à désseia U'ailer se cotiser envers les élus pour les quartiers d'hiver à venir.

M Gomme il est certain que les provinces payent beaucoup sur les

les réponses de Mazarin montrent que le ministre en faisait grandi c^s. (P. Clémeitt, t. l«r^ p. 418, etc.) Nous n*aYons pas tronvé la lettre de Voysin.

1. Les deux personnes qui connaissent le mieux Richelieu et que nous avons consultées au sujet de cette phrase n'ont rien pu nous four' nir de précis: i'un^ M. Avenel, dit que Ricbelien, trop occupa par les

Mftx pieds carrés de la chambre du roi, ou plutôt par les intii^ucs de

. l'antichambre royale, songea pea à l'intérieur da royaun:e, aux réformes administratives et financières. C'est aussi l'avis de M. Dooi'» , .ans son

.Histoire des classes rurales; l'autre, notre ami, M. J. Cailler, semble hésiter. Après avoir dit, t. 1^', p. 290, De V administration en France sous Riclielieu, que : « Après la prise de La Rochelle, le min f^tre au« rait Yùulu imposer à tout le royaume la même forme d'ad.ni iatration,» il écrit p. 421 : « Il ne pouvait entrer dans la pensée de Richelieu de modifier d'une manière fondamentale l'assiette des impûsitions dans le royaume ; m'iis des remises de tailles assez fréquentes, des ordonnances souvent renouvelées, et dont qnelqnes-unes très-con-i'Iérables^ comme celle de 1634, attestent qae son gonveroement ne resta pas aussi insensible que le prétendent certains historiens aux souffrances delà nation. » En l'absence de preuves positive*, nous penchons vers l'opinion de M. Caillet, et nous croyons volontiers aux Lonnes iutentions du ministre que Fabert aura peut-être connues par son ami in-

. -time^ Chavigny, confident des pensées les plus lecrètet de Bi

Page 1