‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 289 sur 316 · MÉMOIRE DE FABERT · texte numérisé non relu

MÉMOIRE DE FABERT

ordrei da roi, il est certain aussi que le roi aaraplas d'afantagetn empêchant les fois et les partis qui se font snr cela, que de TOiloir augmenter sa recette par de nouTelies impositions donc^ pour un solqa en revient au roi, les pariisaus en tirent plus de cent et ruinent le pajs. Et si le roi reçoit ce que la France paye et que le peuple le paye également, chacun selon ses facultés, Sa Majesté aura de quoi soutenir 11 dépense de la guerre, le peuple ne sera point foulé, et Son Emioence, sur la fin d*une longue guerre étrangère et ensuite d'une civile doit toutes les parties du royaume ont été agitées ^, fera foir à toutes les nations qu'il n'appartient qu'à son génie Je trou?er des moyens pour eontinuer les horribles frais à quoi l'Etat est engagé pour soi et les alliés, et en même temps faire sentir au peuple du soulagement; cela fera admirer sa conduite et bénir des peuples dont il tient ia fortone en sa main.

« J'estime que Son Eminence, lisant ceci, me fera bien l'honneur de croire que je l'écris sans aucune pensée que celle que doit avoir pour sa gloire un homme aussi attaché à son service que je suis^ et elle sesoa- Yicndra^ s'il lui plaît, qu'elle m'a commandé de ne lui rien eachcrdeee que je croirais à propos pour rendre plus parfait l'établissement des quartiers d'hiver.

(c Fabert'.

• Fait à Sedan le 9 décembre 1656. »

Moins d*iin mois après, une seconde lellre; Faberl qui , dans sa jeunesse, avait élé maître de forges, connaît le proverbe : Il faut battre le fer pendant qu'il est cbaud.

3 janvier 1657.

« Ayant pour le service de Votre Eminence et pour la gloire de son gouvernement la passion que j'ai, je, ne puis m'empêcher de lui faire savoir les pensées qui me Tiennent pour soulager le peuple et lui donner moyen de payer ce qu'il faut pour la guerre ; mais mes lumières étant courtes, je ne saurais être beaucoup utile. Je tous suis obligé,

1. La fin de la Guerre de Trente ans contre la maison d'Autriche el conire l'Espagne, puis la Fronde.

2. Nous n'avons malheureusement pas encore trouvé les réponses de Mazarin. Aux archives du minislère des affaires étrangères, M. Drouyn de Lhuys a bien voulu, à notre demande, ordonner des recherches, mais elles n'ont produit aucun résultat. Peut-être M. Cbéruel, chargé de la Correspondance de Mtzarin pour la collection des Documents inédits de VHistoire de France, sera-t-il plus heureux en cherchant lui-même; nous \« &ou\iaÂVou%V\H^iav.Tv\..

POUR UN CADASTRE EN CHAHPAGiNE. 537

Monseigneur, que tous Teuillez recevoir cela avec la bonté que vous ma témoignez. Puisque Votre Êminence approuve le mémoire que M. Térael lui a porté, il faut travailler par deçà à le mettre en efTet, à quoi il est nécessaire qu'il ne paraisse point que j*y sois employé. Tous les principaux de cette frontière sont de mes amis, avec lesquels, par un simple entretien, je serai pins utile que je ne pourrais Tétre s'ils me ▼oyaient des ordres du roi en main. M. Voisin, qui doit avoir la seule autorité en cette affaire, pourrait aussi en prendre de l'ombrage; il désire savoir la force des villages, lui seul leur imposant la taxe de la taille; ainsi, en cette affaire, il s'y trouvera moins de difficulté qu'on n'a dit à Votre Eminence; mais il faut qu'elle écrive à M. Voysin, à M. de Graudpré,et profiter du mécontentement que chacun dit avoir de la répartition qui fient d'être faite sur les avis des élus. •

Qaelle modestie dans ces deux lettres! c Tai dit mes visions à M. Téruel; mes lumières sont courtes, je ne saurais être beaucoup utile. > Et en même temps quel désintéressement, quel sincère amour du bien public! Accepter de ne paraître pas pour assurer le succès de la mesure qu'il croit utile, n'est pas un acte bien commun^ c'est probablement ce désintéressement qui a diminué la juste réputation de Fabert, et Ta empêché de recueillir la gloire de son excellent projet. On a aussi sans doute remarqué cette saine appréciation du principe le plus important des sociétés modernes, la publicité des actes du pouvoir; toutes les garanties d'un bon gouvernement sont impliquées dans ces mots de Fabert , c mon avis serait que tout se fit à découvert pour la satisfaction générale des peuples. » Pour nous, Fabert est de la race de ces grands patriotes de Tancien régime, Vauban, Catinat, Colbert, L'Hôpiial, Turgol, Maleshcrbes, Boisguillebert, Fénelon, qui désirent sincèrement la grandeur de leur patrie et le bonheur du genre humain^ et qui auraient aussi bien que Montesquieu pu écrire cette noble pensée : € J^ai toujours senti une joie secrète lorsqu'on a fait quelque règlement qui allait au bien commun , » ou cette ' ^

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