IMPORTANCE DE MONTROND
sidératïon de Tétat où était le prince de Condè avec le roi : qu'en un autre temps où Sa Majesté serait plus aulosisée, on rétablirait tout en son premier état. »
C'était donc au moment que Condé se croyait le plus fort qu'on l'avait jeté en prison, et cette puissance semblait s'élre écroulée avec sa faveur. Lorsque tout paraissait désespéré, le secours lui vint d'où il Fattendait le moins : sa mère, la vieille princesse douairière de Condé, q'iitte Chantilly, apparaît dans le Parlement, et par ses flitlories, ses prières, ses larmes, obtient l'appui de ces magistrats tout-puissants. Pendant ce temps, réponse dédaignée jusqu'alors, Clémence de Maillé-Brezé, guidée parle conseiller au Parlement de Bourgogne, Lenet, ce sorvileur dévoué du prince, prend la fuite et se retire dans le Borry, à Montrond, dont le cbûleau, dominant la ville de Saint-Amand et d'un difficile accès, pouvait être aisément défendu. Outre ses avantages naturels, la place était merveilleusement choisie, à cause de sa situation sur les confins du Bcrry,.du Bourbonnais, du Nivernais, de la Marche et du Limousin. « C'était, dit Lenet, un liea propre à tenir toutes ces provinces en échec, à faire perdre au roi les recettes de la taille et de la gabelle, et à en tirer de Targentsuffisamment pour faire subsister le parti qui se pouvait former, favoriser le passage par la Bourgogne et la Guienne, provinces en lesquelles la disposition des esprits et divers intérêts faisaient prévoir "de grands orages. »
Un siège eût été une entreprise dispendieuse et incer-
t:nne; la cour, occupée d'ailleurs à réunir des troupes
sur la frontière de Picardie pour les opposer à l'arclii-
duc Léopold et au vicomte de Turenne, y renonça. Ce^
dant d'évidents préparatifs do défense se faisaient à
DISPOSITIONS Dt Li 5. ilI:':L
Montrond, où arrivai! en-? luivt i-fb :.';r..^-. *r r..- ;. ,^ ââtsdûBellegarde; Ics aî::jrî ti.ijvi.: i S *•:.:; -l '*-. i": ducs de Bouillon el de Lai'x:^ :.■ .7 ; : . . . : . : i •■• . i u (lue le signal pour co:Liij*:rii:e: it ;• . t •: ^ :■. ^ . : .
La noblesse, plus Lozili'rR^r i: '^^ ^t h' . . ••. •: : î • * .». Noid, et plus éloicTn*'** «ie ]•? c.,'. > -c-t : i! ■-. • ■ :serve sa puissance : en Li^'ii^'Ut,:.. .: •...■:. . . '.* . •• ■ ,-. comprenait plusieurs Yîîieî et •-■•;•: :■•. ^ . ■ i-
bités par des paysano exerc-!? a^. ■•:.-■-? . ■. -. :.manche et pouvant fouruir ci;: i :.. i . ■■..:.? s. -:•: -.n Périgord, le marécJial de La Fo;:*? j/wii: ;. y. -, ue d'un peu d'argent pour l»?v,;ririx r.'..iir i. ::.:.. r • }. - -. ^ troupes, et peut-être entialner l: p- ;:i j ■ :: v* :.:. .; '. il avait étô autrefois le chef. Deux r:.ii;e ;:'r:i\.'.- :r.--. ■; s'étaient trouvt-s en Angoumois à re:/.:: . .:.: .:.: ! j v. \ duc de La RochefoucauiJ, eî avait.n: jt:o:i:/j i -: . .1 chef son fils,le prince de i!'jr=riilciC, et. .ou- v.^ .'.::;. '.'S marché contre Saumur, où il^ aviii.i.i é:ù j.:.!'. ei]--, ii est vrai, par Guitaut, le nouveau g '-jv.vrnjur r:.^'}'- pr Anne d'Autriche. En Poitoj, Lu ïrvUiOire [iouv:^:: ..hiir Tautorité de son nom et la place d-j ï;.,Je!.OL!ij; 0:1 espérait, en outre, le concours de Sjiiit-Siiiioii, gouverneur de Blaye, place importante par son voisii].'i;L'*j' de Bordeaux, et môme celui de du Doignon. li.'Uîenanl d'Épernon, maître du Brouage et de La Rochelle, mais qui devait son élévation aux Maillé-Brezé.
Lenet cependant était trop prudent pour se laisser prendre à cet étalage de forces : il savait que la noblesse avait pou d'argent et peu de crédit parce qu'elle payait rarement ses dettes; que, par conséquent, le désordre se mettrait bientôt dans cette armée sans magasins ni ressources sérieuses; que s'en procurer aux dépens du