‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 289 sur 420 · DE L'ÉTAT CIVIL · texte numérisé non relu

DE L'ÉTAT CIVIL

cette indication : « retiré à Verdun par le mallieur des guerres, » ou « réfugié dans cette ville à cause des ennemis de l'Élat tenant la ville de Seurre, » et des soldats en garnison dans la ville, forment environ la moitié des époux. Ces alliances ont quelque chose d'anormal que nous ne savons comment expliquer, puisque dans les six années qui précèdent 1649, on ne trouve aucun mariage avec des étrangers et seulement quelques mariages militaires. Dans le Bourbonnais, les registres paroissiaux du Donjon présentent encore la môme physionomie : les naissances qui, en 1649, s'élevaient à 42, ne sont plus que de 28, 32, 23, 32, 27 pendant les cinq années (1650-1655); les décès avaient élé de 7 en 1649; — en 1650, ils montent à 12; à 18, dans chacune des années 1651 et 1652; à Montcoml roux, qui ne voyait d'ordinaire qu'une seule inhumation par année, elles vont à 6 en 1651 et à 5 en 1652; nous ne revenons au chiffre normal de l'unité qu'en 1654.

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