AU PARLEMENT
lice, » toutefois, avant de se séparer, le piésident de Novion eut le courage de rendre un arrêt sô\ère, contnî les factieux.
Condé se trouvait donc maître de la situation, et, espérait obtenir de bonnes conditions de la cour, avec laquelle il négociait, pendant qu'il faisait assommer le;magistrats par ses partisans, sur un simple soupçon d( tendances mazarinistes. Il y avait alors, disiit un vieux courtisan, «une démangeaison de négoria:ions » dont profitait Mazarin, trompant ses ennemis les uns par les autres, opposant leurs intérêts divers poi r lompre leurs négociations, les dr-considérant et les divisant par des indiscrétions calculées, enfin « se servant habilement des illusions que fournit toujours aboi damment l'autorité royale. » Cliavigny était l'âme de toutes ces intrigues, où il travaillait surtout pour lui, sou-- prétexte de faire les affaires de Gaston et de Condé.
Aux embarras que lui suscitait Pans, le prince allait bientôt en voir s'ajouter d'autres non inoins graves : l'armée royale s'était fortifiée des 3,000 1 tommes du maréchal de La Ferté ; Turenne était en étatd.î frapper un coup décisif et de prendre sa revanche d'Étampes. Il vint donc avec la cour s'établir à Saint J»enis, Condé. de moitié inférieur en forces (6,000 centre 12,000), abandonne Saint-Cloud, marche pendaui la nuit vers Charenton, poste facile à défendre, au confluent de la Seine et de la Marne, Turenne, averti du mouvement, laisse La Ferté traverser seul la Seine, et se dirige, pour couper larmée de Condé, par la plaine de Saint-Denis. Pendant ce temps le roi, comptant sur les bennes dispositions de l'hôtel de ville, avait écrit de ^a iiropre main au prévôt des marchands Lefévre et au gouverneur de