‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 304 sur 420 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Lettres de saint Vincent de Paul, de la mèie Angélique, de la mère Agnès Arnauld sur la misère de Pai is. — Prix des denrées. — Les plus bouffons, comme Loret, deviennent tristes en face de tant de maux.

— Remise du loyer de Pâques IGo'i, accordé par le Parlement aux locataires de l'aris. — Environs de Paris. — Etampes. — Les aéreux.

— Les iMissionnaires de Vincent et les Filles de madame Legras, «martyrs de la charité. » — État de la Brie. — Cet excès de misères amène la réaction dont l'abbé Fouquet est un des principaux instruments.

— Rôle du clergé pendant la Fronde.

Il fallait, comme l'avait dit le Religieux de Saint-Denis, que « Condé n'eût aucun amour pour sa patrie, aucune pitié de Paris, » et presque aucun sentiment humain pour s'être ainsi décidé à stupéfier par la terreur une population déjà gisant à ses pieds, demi-morte de faim et de misère. Il semble que de tous côtés s'élève le cri désespéré du poëte Pétrarque : « Hélas! il n'y a que la douleur qui dure en ce mond'e! » Aussi, liésitons-nous, après les pages terribles que nous avons déjà transcrites, à continuer ces enquêtes; nous le savons, il y a dans celte histoire trop de gémissements, trop de larmes, trop de sang, pour qu'un lecteur ordinaire puisse s'y plaire longtemps; que celui donc qui demande à l'histoire la distraction et l'amusement passe ce chapitre, il n'est pas écrit pour lui.

Page 1