‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 317 sur 420 · RÉACTION DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

RÉACTION DU CLERGÉ

casion de l'arrivée de Condé à Paris, marque le plus grand accord enire les deux Éminences. et Mazarin prie de Retz de faire « prêcher dans, Paris et d'obliger ses amis à parler pour le service du roi. » Les désirs de Mazarin sont des ordres : le 20 avril, à l'assemblée de l'hôtel de ville, M. de Combes, doyen de Notre-Dame et député du chapitre, « fait un long et beau discours disant qu'étant ecclésiastique, il frémissait d'horreur d'ouïr dire que deux armées chrétiennes, toutes deux françaises, fussent en présence au cœur du royaume à commettre toutes sortes d'excès et d'hostilités à la ruine du roi et de son Etat, et aux mains l'une contre l'autre répandant le sang qui devait être réservé pour une bonne guerre » et il concluait avec l'abbé Prévôt, que nous retrouverons bientôt à la tête des menées royalistes, en demandant « que le roi fût très-humblement supplié de retourner en sa bonne ville de Paris, et qu'à cet effet les princes y contribuassent en mettant les armes bas. » De Mazarin, nullement question, on le voit. Dès lors ce ne sont plus que pamphlets ayant un cachet tout clérical : la Vérité toute nue, la Pièce de Pontoise et l'Esprit de paix^ dûs tous trois à la plume du cordelier François Faure, plus tard évêque d'Amiens, et dont le dernier, daté du 25 juin, fit une si grande sensation dans Paris ^ ; Exhortations aux Parisiens, Avis aux Parisiens, Hymnes à sainte Geneviève, par Godeau, évêque de Vence et de Grasse; processions des châsses de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain des Prés dans les rues de Paris, spectacle destiné à agir fortement sur l'esprit du peuple et à l'incliner à la paix; on la demande dans toutes les prières publiques. Môme

1. Voir cette dernitre pièce dans le Choix des mazarinades, par M. Moreau et la Gazette n» 71, année 1652, pour les descentes de chasse.

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