‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 326 sur 420 · UNE VRAIE RÉACTION ROYALISTE · texte numérisé non relu

UNE VRAIE RÉACTION ROYALISTE

incapable de modération, aigri encore par l'insuccès, s'en prenait à ses lieutenants, aussi les défections se multipliaient : Séguier lui-même fit sa soumission et désorganisa par sa retraite le conseil des princes. L'autorité du duc d'Orléans comme lieutenant général du ropume n'avait été reconnue nulle part : le Parlement de Bordeaux seul lui avait répondu. Dans la province de Languedoc, dont il était par sa naissance gouverneur, le Parlement de Toulouse avait enjoint de « n'obéir qu'aux ordres du roi; » à Paris même, il fallait des « peines extrêmes pour obtenir une faible part des taxes sur les portes des maisons, et, dans le quartier du duc, malgré l'exemple qu'il avait donné en payant le premier « le dizainier, marchand de bas du pont Saint- Michel, n'en peut venir à boul. »

La détermination de la cour au sujet de Mazarin vint donner une nouvelle force au parti de la réaction : à la fin des longues crises, les transactions que sait faire à propos le parti le plus fort mettent plus vite un tenue aux troubles qu'un système de violences, en rattachant à la cause victorieuse les modérés et les timides qui forment toujours le plus grand nombre. Sur les remontrances du Parlement de Ponioise, qui ouvrit sa première séance (7 août) par demander l'éloignement du cardinal, sur les instances nouvelles de oclui-ci, le roi déclara (12 août) qu'il consentait à laisser partir « ce fidèle serviteur, » et Mazarin (le 19) s'achemina lentement vers son exil de Bouillon; comédie dont les principaux du Parlement de Poutoise « savent le secret, » dit lui-même Mazarin dans une lettre du 9 octobre à Fouquet.

U:ic seconde mesure vint compléter ce premier acte déjà si heureux pour le retour de la paix: le 26 août fut

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