LA DÉCLARATION D'OCTOBRE
noblesse, qui jusqu'alors s'élait tenue en dehors de tous ces mouvements, la régente refusa d'al ord toute concession et parla arioganiment; mais dans rinlervalle des négociations., l'iiabilccoadjuteur, «enragé » de son échec et tout entier dès lors aux mécontents, détacha Condé du parti de Mazarin, et bientôt, le jour même où se concluait à Munster le glorieux traité de Wesiphalie qui, sui' les ruines de la puissante maison d'Autriche, reconnaissait la grandeur de là France, Anne fut contrainte de signer, les larmes dans les yeux, des arrêtés du Parlement connus sous le nom de déclaration du 22 octobre, et qui n'étaient à peu prés que les principales propositions de la chambre de Saint-Louis, voilées sous les euphémismes d'un langage officiel, adouci et ambigu'.
1. Il est curieux de voir comment les contemporains appréciaient cet acte important : « Cette déclaration, dit André d'Ormesson dans ses Mémoires inédits, ramène et réduit l'autorité royale à ce qu'elle doit faire pour bien régner, et tous les hommes de bon jugement estimaient que c'était un ouvrage du bon Dieu pour la conservation de la France, et non un ouvrage des hommes. » "V. Chéruel. Journal d'Olivier d'Ormesson, et le journal ms. bibl. imp, 1238 a. {bis) f. 117-lo6.