LES BANDES ANGLAISES
tion dans ces tableaux et qu'il faut rabattre beaucoup de toutes ces noires hyperboles, > dont les moindres sont les mille profanations et viols dans les abbayes d'Yerre et de Jarcy, le vol des tableaux que le comte de Grancey, singulier amateur des arts, fait couper de leurs cadres pour les emporter plus facilement. Le château de Lésigny, qui appartenait au duc de Luynes, n'est pas p lus épargné Après les bandes luthériennes allemandes d'Erlach, on trouve parmi les dévastateurs les catholiques irlandais et anglais, que la révolution de Cromwell a chassés sur îe continent : ils sont commandés par le maréchal de camp, lord George Digby; c'était le petit-fils d'Everard Digby, qui joua un des principaux rôles dans la Conspiration des poudres, dont le but était de faire sauter Jacques I«' et le Parlement anglais, et il semble avoir hérité de cette fougue violente et aveugle. Dans la lutte de Charles I" avec son Parlement, il se montra un des pires conseillers que puisse avoir un prince; se chai*' gea, avec le colonel Lunsford et d'autres coupe-jarrets» d'arrêter les cinq députés patriotes Pym, Hampden, etc., s'engageant par écrit, dit-on, à les amener vivants oii à les laisser morts sur place. A la suite de ce cou|» d'Etat avorté (4 janvier 1642), Digby, poursuivi par la rancune du Parlement, s'enfuit en Hollande, d'où il revint en Angleterre lorsque la guerre civile, qu'il av^ toujours conseillée, eut éclaté ; il prit part à tous les coniî» bats. Nommé secrétaire d'Etat en 1643, il fut obligé dô donner sa démission, par suite de la haine et du mé*i| pris que lui témoignaient tous les officiers de l'armée; exclu par le Parlement de toutes les propositions d'accommodement, il se retira en France, où bientôt la guerre civile vint fournir une carrière nouvelle à son humeur