ALLIANCE AVEC L'ESPAGNE
(lant la guerre de Cent ans,, à l'Empire au moment de la lutte de François I*' et de Charles- Quint. Pendant la Fronde, c'est à l'Espagne, à la puissance qui enlaçait et étreignait notre pays de trois côtés à la fois, à un jÉtat qui formait, lui seul, une coalition; à des monarques qui, depuis un siècle et demi, n'avaient qu'un but, conquérir la couronne de France, que s'adressa la noblesse. Au bas du traité du 20 avril 1650, « association complète aux intérêts de l'étranger, » on lit, à côté de la signature du comte de Fuensaldagne, celles de madame de Longueville et de Turenne. Il faut, en vérité, y trouver en toutes lettres son nom pour croire que Turenne, cédant aux ruses d'une coquette adultère, soit descendu jusqu'au crime de haute trahison, ajoutant ainsi le forfait à la faute de la révolte. On s'engageait réciproquement à ne point s'accommoder avec la cour, avant que les princes fussent en liberté et que l'on eûtoffert«unepaix juste, égale et raisonnable à l'Espagne, » c'est-à-dire apparemment, s'écrie avec indignation M. Henri Martin, la restitution de toutes les conquêtes françaises! Et ce traité recevait bientôt l'approbation des ducs de Bouillon et de Larochefoucanld. Ceux qui n'y participaient pas trouvaient du moins cette conduite naturelle. De Retz, avec sa légèreté habituelle, dit, en parlant de cette intervention : « C'était mettre dans nos affaires un grain de Catholicon d'Espagne. » Mademoiselle, la petite-fille de Henri IV, écrivait à l'archiduc espagnol : « Vos troupes sont plus capables de causer de la joie que de donner de la crainte. Toute la cour juge en bonne part votre arrivée en France^ et vos entreprises ne passeront jamais pour suspectes j faites tout ce qu'il vous plaira. Les victoires que voi remporterez en France sont des victoires de bicnveiiianc