‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 171 sur 503 · DE SAINT VINCENT DE PAUL · texte numérisé non relu

DE SAINT VINCENT DE PAUL

une mission secrète et verbale pour Henri IV. Plus d'un aurait profité de cette circonstance et du bon accueil du roi pour faire sa fortune, la vocation de Vincent l'appelait ailleurs^ et son apprentissage des misères humaines n'était pas encore terminé; il en devait « faire le l'iur » pour les connaître par lui-môme, et se mettre ainsi t'ii état d'y porter un remède efficace. Grâce à cet austère iKiviciat, Vincent, mieux préparé que ses prédécesseurs, réussira où les autres ont échoué, bâtira des œuvres chari- .tables pour l'éternité, et sera un des grands apôtres de la pensée moderne, la charité ou fraternité sous son nom politique; c'est son titre de gloire auprès de la postérité. A la suite de sa mission diplomatique, Depaul fut [lujlque temps aumônier de la reine Marguerite de Valois, iiis se retira chez les Oratoriens auprès de Bérulle, qu'il ivait connu, dit la tradition, dans leurs mutuelles visites I l'hôpital de la Charité. De cette époque date leur union îidissoluble, mais Vincent ne resta pas longtemps dans t asile de la science; plus homme pratique que spécuitif, il voulait agir. Bérulle lui en fournit l'occasion en ni faisant accepter la cure de Clichy-la-Garenne (1611), • ù il devait remplacer François Bourgoing, le futur géu rai des Oratoriens. Là, comme partout, son court passage lit signalé par le bien qu'il fît, mais il quitta bientôt cette are pour entrer comme précepteur dans une puissante imille, chez Emmanuel de Gondy, général des galères, onnu ainsi que sa femme, Françoise Marguerite de Silly, our sa piété. C'est grâce à ce préceptorat qu'un jour incent de Paul pourra entreprendre toutes ses œuvres; crédit de cette famille lui ouvrira l'accès des grandes laisons et lui assurera l'appui des archevêques de Paris, cnri et Jean-François de Gondv, frères d'Emmanuel.

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