‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 172 sur 503 · RÉQUISITOIRE JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

RÉQUISITOIRE JUDICIAIRE

Ce ne fut pas dans leur diocèse, mais dans celui d'Amiens, sur les terres des Gondy, à Folleville, qu'il fît, le 2o janvier 1617, sa première mission dans les campagnes, d'où devait sortir plus tard sa Compagnie, instituée pour la prédication despauvrespaysans si délaissés. Tout à coup, cédant à divers scrupules, Vincent résigne ses fonctions pédagogiques pour reprendre, de l'aveu de son guide Bérulle^ sa vie de simple curé, et va s'établir à Cbâtillon-lez-Dombes (Ain). Là, quelque mois après, le 12 décembre 1617, il établissait la première Confrérie des Servantes et des Gardes des pauvres, ou Charité de Châtillon, et cette institution, qui paraissait dans l'origine applicable seulement à une petite ville de province, se répandit aux environs, à Bourg, et bientôt, par l'intermé-^ diaire de madame de Gondy, quand elle eut retrouvé sor ancien directeur, à Villepreux, à Joigny, à Montmirail,] et dans presque toutes les terres qui dépendaient de cettel riche maison. L'archevêque de Paris et Tévêque d'Amiens] approuvèrent ces règlements en 1618 et en 1620 pour! leurs diocèses respectifs. Enfin nous les trouvons établis/ en 1629, à Paris, sur la paroisse de Saint-Sauveur, rue. Pavée, 011 s'élevait l'hôtel des Gondy.

Ces Charités ne s'établirent pas toutefois sans obstacle ' ni sans résistance, si nous en jugeons par la pièce que nous avons trouvée dans les Archives du Comité d'histoire | de France, près le ministère de l'instruction publique : ,^

Projet de réquisitoire et d'ordonnance de M. le lieutenant de Beauvai» contre l'établissement que voulait M. Vincent de Paul, sans être autorisé, d'une confrérie de charité à Beauvais {lequel projet a éti ;., trouvé dans les pièces du présidial) :

« Sur ce qu'il nous a été remontré par les procureurs du roi audit

siégCj que combien qu^'il soit strictement défendu par les ordonnances

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