‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 178 sur 503 · DES MISSIONNAIRES · texte numérisé non relu

DES MISSIONNAIRES

l'Œuvre des Missions : déjà, depuis 1617, des prêtres

' s'exerçaient à ce ministère, trop délaissé alors, de l'in-

jstruction religieuse « du pauvre peuple des champs.» Mais

rien de durable n'avait été fait: celte année, madame de

Gondy, que le désir d'établir cette Œuvre poursuivait,

, parvint à faire donner par l'archevêque de Paris, son

'beau-frère, le collège des Bons-Enfants (près la porte

Saiiit-Victor), comme demeure de la future congrégation;

i,elie-môme, par contrat, accordait une somme de 45,000 fr.,

î;clont les revenus devaient servir à l'entretien des mission-

[ paires. Ce fut le dernier acte de cette pieuse femme, qui

i}Qiourait en juin 1623. Environ un an après, son mari

pBntrait lui-môme dans la congrégation de l'Oratoire.

\'. Vinceût de Paul, libre de ses liens avec cette famille,

|.e livra tout entier à sa Compagnie naissante. La plupart

Iles premiers membres de la congrégation appartiennent

|. la Picardie, où se trouvaient surtout les terres de la fa«

aille de Gondy. On peut lire aux Archives, dans le Cata-

oijue des prêtres et des frères de la Mission (M. M. 519),

3s noms des obscurs héros de la charité que Vin-

ent sut rassembler autour de lui pour l'œuvre à la-

uelle il était réservé. Du collège des Bons-Enfants, la

ongrégation passa, en 1632, au prieuré de Saint-Lazare

'aubourg Saint-Denis, 117), où elle prit son complet dé-

eloppement, et, grâce à ce séjour, fut connue sous le

iom de Lazaristes autant que »ous celui de Congrégation

e la Mission.

Avec ses missionnaires et d'anciens élèves de l'Oratoire me lui, les Bourdoise, les Olier, les Eudes, Vincent loccupa aussi de la réforme ecclésiastique et des moyens i préparer aux populations de dignes pasteurs, au lieu / lî ces curés « ignorants ou débauchés » qu'on rencon*

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