‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 180 sur 503 · FONDE LES FILLES DE LA CHARITÉ. Î · texte numérisé non relu

FONDE LES FILLES DE LA CHARITÉ. Î

nit re aux pauvres, dont Vincent était depuis longtemps le père : alliance féconde qui produisit la grande famille tks Filles ou Sœurs de la Charité. Louise de Marillac, vriive d'Antoine Legras, ancien secrétaire des commanik'inents de Marie de Médicis, était nièce des deux Marillac, si connus sous le règne de Louis XIH. Pendant buii mariage même, tout le temps que lui laissaient les devoirs de famille éJait consacré au service des pauvres et des malades, chez eux ou dans les hôpitaux. Devenue ] il ire par la mort de son mari (1625), elle voulut employer désormais sa vie et sa fortune en bonnes œuvres, et quitta la paroisse de Saint-Sauveur pour venir s'établir près du ( oUége des Bons-Enfants, où était son directeur Vincent; tlijà même elle avait associé à sa mission charitable plusieurs dames du monde. Ce fut en 1629 que Vincent de Paul coiiimença à utiliser le zèle organisateur et la bienfaisance de mademoiselle Legras pour la visite des confréries d(3 charité qui, peu à peu, se multiplièrent. Bientôt, des campagnes et des petites villes, elles se répandirent dans les grandes villes et, à côté des humbles bourgeoises, enrôlèrent beaucoup de grandes dames. Ces dames, ne pouvant remplir par elles-mêmes tous les devoirs de la charilè, s'adjoignirent un certain nombre de filles pieuses, mais pauvres, qui devaient les remplacer dans les rudes , travaux de la bienfaisance. C'est là l'origine de la double association des Dames de Charité et des Servantes des Pauvres, connues sous le nom de Filles ou Sœurs de la Charité, réunies en congrégation sous le patronage de mademoiselle Legras (23 mars 1634).

Tous les genres de misère touchaient également Vincent de Paul et mademoiselle Legras. Un jour, en 1638, ayant rencontré un mendiant qui déformait les membres

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