INTERVENTION POLITIQUE
très-humblement Votre Majesté d'agréer que je lui donne cet avis, pou ce qu'elle m'a fait l'honneur de me dire que le roi n'a pas défendu qu( ceux qui ont semé les terres en retirent les fruits, et que je saisqm s'il plaît à Sa Majesté et à la vôtre de remédier à l'empêchement qu'oi leur donne, cela contribuera grandement à persuader au peupl qu'elles lui sont meilleures qu'il ne peut penser. »
Les ravages, on le sait, continuèrent après cette lettn comme auparavant. Cet échec ne découragea pas le zèl( de Vincent : le 13 janvier, il partait de Saint-Lazare poui aller trouver la cour à Saint-Germain et essayer encon de son crédit auprès de la reine pour ramener la tran^ quillilé dans Paris et dans le royaume; ne voulant pai toutefois laisser soupçonner sa conduite, il écrivit à Mol^ une lettre dans laquelle il l'assurait que son seul desseir était de travailler à la paix, et que s'il ne l'avait pas vi avant son départ, c'était pour pouvoir affirmer en tout( conscience à la reine qu'il n'avait concerté sa démarche et ses paroles avec personne.
Ce voyage, accompli au milieu d'aventures assez péril leuses, à cause des bandes de pillards qui infestaient h banlieue de Paris, ne produisit pas plus d'effet que h lettre de Vincent. Dès lors il crut n'avoir rien de mieu? à faire que de visiter les maisons de son ordre dans le; diverses provinces, comme un général qui passerait h revue de ses bataillons avant le combat; mais, absent ou présent, sa charité continua à s'exercer, et , bien que sa maison de Saint-Lazare et que sa ferme d'Orsigny eusseni souffert des pillages, il donna presque au delà de ses ressources. Les registres de l'hôtel de ville constatent k don de 10 muids de farine fait par les prêtres de Saint- Lazare pour les besoins de Paris; plus tard on les voii vendant les blés qui proviennent de leurs recolles à 6 livres, lorsque la municipalité les vendait 10. Une lettre