PAIX DE BORDEAUX
150,000 livres. Le lendemain de ce départ, le roi entra solennellement avec toute la cour dans Bordeaux, et le Parlement lui adressa une harangue ainsi qu'à la reine, au duc d'Anjou et à Mademoiselle. Mazarin seul ne put rien obtenir de l'aversion persistante des Bordelais, « ce que la reine sentit comme un outrage fait à sa personne, » dit madame de Motteville, la confidente qui n'ignore rien. Tous les honneurs furent pour mademoiselle de Montpensier. « Pendant les dix jours que la cour séjourna à Bordeaux, personne n'allait chez la reine; et quand elle passait dans les rues, on ne s'en souciait guère. Je ne sais si elle avait fort agréable d'entendre dire que ma cour était grosse, et que tout le monde ne bougeait de chez moi, pendant qu'il en allait si peu chez elle. » Ne semble-t-il pas qu'on découvre ici les premiers signe: de cet esprit ambitieux qui rendit peu de temps apr(^s Mademoiselle l'héroïne de la seconde Fronde?