ÎCO RUINE DU COMMERCE
digo, qui déjà se montrait comme un rival redoutable pour le pastel, l'emporta peuji peu, au grand détriment de b province, dont cette plante faisait la richesse.
Le commerce des draps du Languedoc fut aussi n nacé sérieusement : à la faveur des troubles, les drapi de Paris obtinrent du lieutenant civil en la prévùtù Paris le privilège exclusif de vendre les draps du Langindoe, alors très-estimés; ils firent même saisir ceux ijui étaient dans les magasins des merciers, et détruisircnl ainsi la concurrence qui existait entre eux et ces derniers, qui durent à l'avenir se pourvoir d'étoffes fabriquées m Angleterre, en Hollande, en Espagne. Les drapiers, m présentant seuls sur les marchés du Languedoc, acquéraient les étoffes à vil prix. Heureusement pour l'indu^. trie du Languedoc, les députés de la province oblinrt ut la révocation de ce privilège ruineux *.
Partout même détresse : à la fin de 1647, arrivait d Italie à Nevers, pour établir une verrerie et une manufacture de faïences, à la demande des échevins de Nevers. Jean Castellan, recommandé par la duchesse de Mantoue Anne de Gonzague. Les troubles civils empêchèrent de donner suite à ce projet avant le mois d'octobre 1650, cl pendant ce temps, le pauvre Caclellan fut heureux de trouver une grange que lui donna la duchesse. Ce ne lut qu'en pleine administration de Colbert, vers 1665, près de20 ans après l'arrivée de Castellan, que sa grange devint une manufacture sérieuse; si Castellan fût mort ou fut retourné en Italie, c'était une industrie perdue pour le Nivernais ^
i. Registre des délibérations des États, années 1650-55. — Histoire du Languedoc de dom de Vie et de dom Vaisselle, revue par le chevalier A. du Mège; Histoire de Toulouse, par d'Aldiîguier, etc.