‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 3 sur 503 · ACADÉMIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE FRANÇAISE

Extrait du Rapport de M. Patin, secrétaire perpétuel de l'Académie française, sur les concours de l'année 1870. (Lu dans la séance publique annuelle du jeudi 23 novembre 1871.)

L'histoire doit avoir sa place auprès de la philosophie dans un concours tel que celui-ci, surtout lorsqu'elle est écrite dans une intention toute morale. La remarquable oeuvre historique que M. Alphonse Feillet a publié sous ce titre : La Misère au temps de la Fronde, et saint Vincent de Paul, y était naturellement appelée . Arrivée à sa quatrième édition, elle s'y présentait avec la recommandation de ce succès continu et des éloges dont elle a été honorée dès l'origine, dans l'Académie des sciences morales et politiques. L'étendue et l'habileté de recherches conciencieusement opérées dans les documents originaux, la vérité et la vivacité des tableaux, l'heureux contraste que forme avec les calamités qu'ils retracent l'intervention secourable de saint Vincent de Paul, ministre, en quelque sorte, de la charité dans les temps malheureux, ces mérites distingués la désignaient des premières au choix de l'Académie.

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