‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 344 sur 503 · SE DÉCLARE POUR LA FRONDE. 8S · texte numérisé non relu

SE DÉCLARE POUR LA FRONDE. 8S

cien allié, devenu un ennemi redoutable et le vrai maître de la situation. On peut voir aux archives de l'empire celte série d'ordres donnés pour remédier au mal, tous datés du 3 juin, le lendemain de l'entrée de Charles à Paris, quatre sur la môme page, et séparés seulement par un trait, tant on est pressé I Le ton de ces circulaires, les câlineries à la noblesse incertaine qu'on espère gagner par un étalage de grands sentiments d'honneur, et surtout par la perspeclive des dangers qu'elle court elle-même, indiquent clairement les inquiétudes du ministre.

«Ordre à M. Desprez, bailli et conseiller de Château-Thierry, de rassembler la noblesse des environs pour empé'cher à nos ennemis les passages des rivières de Marne, Seine, Aisne, Yonne, et s'opposer à toutes leurs entreprises; qu'elle se tienne prête pour le premier commandement, il ne s'agit pas seulement de leur conservation, mais de celle du royaume; le roi leur sait bon gré de leur diligence et de leur alVection, il espère qu'ils ne l'auront pas moindre que leurs prédécesseurs, qui autrefois ont valeureusement combattu pour la défense du pays ; persuadez-leur bien que j'ai pour eux tous et pour chacun d'eux en particulier beaucoup de bonne volonté. »

Comme cet appel du ban et de l'arrière-ban est humble et presque suppliant!

Ces sentiments se retrouvent dans une lettre confidentielle à ce même Desprez, et encore plus pressante. Unô troisième dépêche, toujours du môme jour, à M. Duplessis-Praslin, tient le même langage au sujet de la noblesse, à laquelle on donne rendez- vous aux environs de Montereau. Cette lettre tout intime recommande à Praslin la diligence dans t cette occasion très-importante, » et dans une sorte de post-scriptum se trouve le motif véritable de la lettre, l'aveu pénible de la maladresse. « Ce matin, un avis que M. le duc de Lorraine était à Paris et qu'il fai«

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