‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 369 sur 503 · LETTRE INÉDITE · texte numérisé non relu

LETTRE INÉDITE

ainsi ils eurent deux cents livres et bien à boire. Les premiers, avant eux, lui avaient pris son chapeau et un manteau et pourpoint de taffetas rayé, lui baillant hailloni au lieu de cela pour le déguiser, et faire passer pôle-môle avec eux, qui étaient cinq, par tous les corps de garde qui étaient très-fréquents, et sans cela ils ne l'eussent jamais fait passer ni conservé à eux; il était le troisième recommandé au sacrifice des princes, après et avec le gouverneur et le prévôt des marchands *. Force était d'accepter les secours de ces avides massacreurs 2, car les rues qui aboutissent à la Grève étaient barricadées, et des bourgeois sous les armes en défendaient l'approche et repoussaient tous ceux qui voulaient forcer les barrières pour sauver quelques victimes. Dès le commencement, un avocat au conseil du roi. Du Buys^, voyant de chez la dame Compagnon, tante de sa femme, chez Bourdelas, chirurgien, mettre le feu à l'hôtel de ville, se sauva avec un sien

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