‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 394 sur 503 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Le massacre de l'hôtel de ville a rendu Condê maître absolu dans Paris , désert. — L'effroi gagne le duc d'Orléans, et la réaction royaliste en profite pour relever la tète; le départ de Mazarin pour un nouvel exil fait éclater la mauvaise foi des princes. — La. paix devient le cri général.— Le chanoine Le Prévost chef d'une nouvelle Ligue royaliste; teïte de l'association que signaient les bourgeois. — Lettre importante de saint Vincent de Paul à Mazarin pour la paix et le retour du roi. — Broussel et Beaufort donnent leur démission de chefs de Paris. — Députalion? au roi. — Son retour au Louvre. — Bilan de la Fronde. . — Misère de Paris; troisième remise des loyers aux locataires. — Sauf- . conduits donnes aux prêtres et aux religieux pour une enquête sur les eavirons de Paris. — Le Magasin charitable.

Au prix d'une courte honte, Condé crut un instant avoir atteint le but qu'il poursuivait ; être maître de tout faire dans Paris, sans craindre aucune résistance. Le 6 juillet se joua une scène politique,qualifiée par Mademoiselle • de comédie ; » on procéda à l'élection d'un prévôt des marchands. Broussel obtint presque l'unanimilé des suffrages; le € vieux patriarche de la Fronde, » ardent de cœur mais indécis de caractère, n'était plus qu'un instrument dans les mains des ambitieux. Son premier acte fut de proclamer l'union de la ville avec les princes. Ceux-ci, espérant un succès aussi facile dans le Parlement, l'avaient convoqué pour le 8 juillet; mais,à leur grand dés-

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