‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 436 sur 503 · EFFORTS DÉSESPÉRÉS · texte numérisé non relu

EFFORTS DÉSESPÉRÉS

renaître avec l'avocat Chevalier et Jacques Filliol, trésorier de France à Montauban.

La cour ne se contentait pas de ces menées souterraines, de ces intrigues si fort dans le goût de Mazarin, elle agissait ouvertement et par un moyen qui lui avait réussi déjà contre Paris: le 3 mars 1653, un ordre du roi convoqua le Parlement de Bordeaux à Agen, où il y eut bientôt une majorité formée du grand nombre des conseillers exilés par l'Ormée et de ceux qui, fatigués de tous ces désordres et craignant pour eux-mêmes, vinrent les rejoindre, malgré les défenses et la garde diligente de Marsin autour de la ville; c'était ôter à la rébellion sa dernière apparence de résistance légitime. L'Ormée aux abois descendit à son tour cette pente glissante de la trahison et de l'alliance avec l'étranger : un acte du 4 avril, signé du prince de Conti, de Lenet, de Marsin, du maire, des jurats et de 12 autres Ormistes, autorisait trois bourgeois de Bordeaux à aller rejoindre le marquis deCugnac à Londres, « et à faire tous traités, associations et alliances avec MM. du Parlement de la république d'Angleterre, pour obtenir d'eux des secours nécessaires d'hommes, de vaisseaux et d'argent, à telles conditions qu'ils jugeront à propos, promettant de tout ratifier et approuver; » ils devaient offrir un port dans la rivière de Bordeaux et assurer que les protestants, n'attendant que « des gens de môme esprit et de môme religion, » étaient prêts à se joindre à la Fronde, dès qu'une armée anglaise apparaîtrait dans la Gironde.

Pendant que Cromwell, peu confiant en ces promesses hasardées, envoyait un agent diplomatique, Stoop, moitié

raquis par lui. » Celle du 24 novembre s'applique spécialemeat k la Guieauu, Bordeaux, Blaye et autres lieux...

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