‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 470 sur 503 · DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE

mier biographe, Louis Abelly, qui bientôt, à son tour, le 10 octobre 1657, se relira sous prétexte « d'incommodité, » mais en réalité parce que la direction spirituelle ne pouvait s'entendre avec la direction temporelle ', et dèslors les relations de Vincent cessèrent avec cet établissement. Nous n'insistons pas davantagesur cette institution, parce que les bons travaux modernes, indiqués dans notre note, l'ont bien fait connaître; parce qu'elle n'eut que peu de résultats, et enfin parce qu'elle n'offre rien de nouveau comme remède contre le paupérisme : c'est toujours la charité religieuse et officielle que nous avons vue à l'œuvre dans ce long récit, et toujours impuissante en face de l'étendue et de la gravité du mal.

A côté de ces hôpitaux, il faut inscrire une opération financière nouvellequi,sielle eût réussi, eût un peudéveloppé chez nous l'esprit d'association. Ce fut la Tontine ^

i. Une copie de cette renonciation se trouve dans les archives de l'Assistance publique (Arch. 910. /" registre des délibérations de l'Hôpital général) elle a été délivrée par Baudoin, secrétaire de l'archevêché, l'original ayant été déposé au greffe de l'archevêché. Ce même registre donne de longs détails sur le démêlé du spirituel et du temporel: le premier ayant voulu recouvrer dans cette nouvelle administration la supériorité qu'un édit de Louis XII (1505) lui avait enlevée dans les hôpitaux. Voir au^si, pour les détails sur l'établissement de l'Hôpital général, les divers édits du roi qui se trouvent au T. XIII des Ordonnances de police ; m. Alexandre Monoier les a parfaitement résu» mées dans son Histoire de l'Assistance (pag. 344 et suiv.), ouvrage couronné par l'Académie française. On consultera également avec profit un Recueil de pièces imprimées (h\hl. de l'Arsenal, 1675 bis, fonds Jurisprudence) à propos de l'Hôpital général et du Bureau des pauvres à Beauvais. M. Floquel.dans son Histoire de Bossuet avant son pré~ ceptoral, a aussi longuement parlé de l'établissement de l'Hôpital général; il a cru, à tort, nous le pensons avec M. Gandar {Bossuet orateur), que son héros avait été chargé de prêcher à l'Hôpital général de» les premiers jours de son établissement (39 juin 1657). Ce fut tout au plus en 1659, et les registres de l'Hôpital général n'eu font aucune men« tion, V. Gandar, p, 247. Bossuet avocat des pauvres.

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