‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 81 sur 503 · DES BARRICADES · texte numérisé non relu

DES BARRICADES

plus complet el le plus pittoresque de tous ceux que nous avons lus ; nous regrettons que son étendue ne nous pert melte pas de le rapporter ici. Le narrateur ramène à des i proportions bien moins dramatiques le rôle que le coadjuf leur s'est complu à se tailler dans ses Mémoires, et nous j croyons que Jacques Dubois est dans le vrai. En se rens dant au Palais-Royal, Paul de Gondy était sincère et de bonne foi ; il ne devint frondeur que plus tard, par dépit I d'avoir été jugé ni utile ni redoutable. Le 26 août, en l instance pour le chapeau de cardinal, auprès de la reine [ qui venait de le nommer coadjuteur de l'archevêché de Paris, de Retz ne voulait que se faire valoir et se donner tout au plus la satisfaction frivole de s'imposera Mazarin; il espérait que reine et ministre allaient solliciter son secours pour calmer l'émeute en sa qualité de pasteur, se mettre presque à sa discrétion, et récompenser son puissant appui par le chapeau rouge, objet de son ambition. Un sermon dont il n'a été parlé dans aucune histoire de la Fronde, et qu'on trouve quelquefois à la suite des Mémoires de Relz, ne laisse aucun doute sur les dispositions de Gondi au moment de l'arrestation de Rroussel. La veille de la journée des Barricades, le 25 aoiît, à l'occasion de la fête de saint Louis, le coadjuteur de Paris prêchait devant le roi, la reine et Mazarin. Quelle plus belle occasion pour faire entendre, avec de sévères vérités, un blâme qu'autorisaient le titre de l'orateur et le lieu d'où il parlait I tout lui était permis. Grâce à l'inviolabilité de

constate toujours « les mêmes cris continuels de Vive le roi, qui prouva le contentement que le peuple reçoit à la vue de son prince. » Ce qui n'empêchait pas le roi, quatre jours après, de s'enfuir b. Saint-Germain. Cette fuite elle-même est présentée comme une simple promenade par le journal officieL

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