‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 95 sur 503 · DANS LES PROVINCES · texte numérisé non relu

DANS LES PROVINCES

le vrai successeur des anciens ducs de Bourgogne. Un fait, petit en apparence, avait donné toutefois la mesure de ce qu'il pourrait dans son gouvernement : sur des bruits erionôs, répandus au sujet de la sûreté des princes, tout le pays avait été en rumeur, et le Parlement de Dijon s'en était sérieusement occupé, comme le constatent les délibérations des 29 et 30 décembre 1648.

Lors des premiers troubles de la Fronde, la Bourgogne, imitant la conduite de Condé, s'était montrée attacliée à la cause royale. A la nouvelle de la fuite de la cour, le Parlement de Dijon avait ordonné des prières publiques, la fermeture des spectacles, et une dépulation au roi pour i'as3urer de la fidélité de sa bonne province; on avait blâmé « l'excessive entreprise de messieurs de Paris; • on s'était indigné que le premier Parlement du royaume eût accepté un secours de 20,000 hommes de l'Espagne *, et, quoiqu'il eût été naturel d'imiter les autres Parlements, celui de Dijon avait maintenu le calme dans la province.

La môme cause retint dans le devoir le Languedoc, dont le gouverneur était le duc d'Orléans : en vain le Parlement de Toulouse, par opposition aux États de la province, qu'il jalousait, et par esprit de corps, fit étroitement cause commune avec messieurs du Parlement do Paris, qu'ils appelaient « bons frères et amis, » et approuva presque tous ses actes contre Mazarin; en vain les protestants des Cévennes et du Vivarais s'agitèrent; les États de Languedoc restèrent fermement allachôs au

1. Voir Vlliatoire du Parlement de Bourgogne, par lo président LacuU ïine, d'après les registres du Parlement de Dijon, ouvrage récompensé par l'Académie des inscriptions et belles-leltres, et Paillât, Histoire dit V'ii'lement de Bourgogne,

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