‹ La misère: son histoire, ses causes, ses remèdesChapitre 22 sur 50 · COMITES DE PLACEMENT I I · texte numérisé non relu

COMITES DE PLACEMENT I I

L'utilité des Comités de placement n'a . pas besoin d'être démontrée. En effet, le plus grand malheur de l'ouvrier et celui contre lequel il est le plus souvent en lutte, c'est le manque de travail.

En parlant de la charité préventive, nous rechercherons plus tard les moyens les plus propres à développer le travail; ici nous nous supposons en présence d'un homme qui ne demande qu'à travailler, mais qui ne trouve aucune place et qui, ne connaissant personne , ne parvient pas à trouver d'occupation.

Le Comité de placement sera précieux pour lui.

En rapport avec les différents industriels du pays, ayant parmi ses membres des fabricants, des négociants, des artisans, des employés qui le préviennent des places Hbres qu'ils connaissent, il devient l'intermédiaire entre l'offre et la demande, et envoie ceux qui s'adressent à lui avec une carte de reconamandation, partout où il sait qu'il y a des travaux.

N'est-ce pas là un comité des plus utile?? Et quand on réfléchit que la meilleure manière de faire la charité sera toujours de fournir du travail^ ne

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faut-il pas encourager de toutes ses forces la formation de Comités de placement ?

L'assistance individuelle s'efforcera donc de les d évelopper et y joindra le rapatriement qui, dans un grand nombre de cas, est le seul moyen de venir en aide aux malheureux.

Bien des gens quittent la campagne où ils trouvaient sinon à bien vivre, du moins à vivre sans souffrances, et vont dans les villes croyant y rencontrer le bien-être ou même la fortune.

Les gages y sont en effet plus élevés, mais la vie y est plus coûteuse et le travail n'y est pas toujours régulier ; au bout de peu de temps, un grand nombre de ces émigrés des campagnes sont dans la plus profonde misère, et regrettent la vie des champs.

Le Comité de rapatriement peut leur venir en aide ; connaissant les moyens les plus économiques de voyager, au courant des secours que donnent dans certains cas la Préfecture ou la Mairie, ayant enfin des arrangements spéciaux avec les Compagnies de chemins de fer et de bateaux à vapeur, il peut, grâce à ses ressources, renvoyer chez eux beaucoup de gens qui n'auraient pas les moyens de payer leur voyage.

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