RÉPRESSIOS BK LA MENDICITÉ
Voici le bilan du Bureau central de Bienfaî de Genève, au 31 octobre 1877 :
RECETTES Solde ancien F. i
Souscriptions, dons ei legs
Dons avec destination spéciale
Dons pour rapatriemenis
Dons pour travail ei apprentissage
Dons pour patronage.
Prêts remboursés
Dépôts pour loyers
Abonnements et dons pour le bulletin
Etablissement de couture
Intérêts du compte de dépôt
DEPENSES Assistance temporaire F.
Patronage
Secours spiciauï
Travail, apprentissage, machini
Loyers déposés
Prêts
Bulletin
Frais généraux
Etablissement de c
Divers
Solde en caiss
— ' Auberges, de passage. — Asiles de vieillards. Dispensaires. — Refuges. — Orphelinats. — lonies pùtitentiaires. — Sociétés de Patronage des isonnicrs libérés, et Sociétés diverses (i).
rmi les institutions nombreuses créées par la :é individuelle, on peut citer encore les 'ges de passage, qui répondent .\ une nécessité ndent d'utiles services, principalement dans Hes qui, par leur situation géographique, serde passage à un grand nombre de voyageurs.
;ur but consiste à donner l'hospitalité, penune ou deux nuits, rarement plus, aux voyapauvres qui n'ont pas les moyens d'aller dans luberge, — Quelquefois, cette hospitalité se ! à un lit et est entièrement gratuite ; d'autres lie exige une légère rétribution de 15 ou 20 nés par nuit ; d'autres fois encore, on y ajoute lOnne soupe le soir et le matin, ns certaines villes, au Havre par exemple, l'au-
air 1«s Bienfaiteurs des pauvres, par Edouard Knocpflin, page mivaDtes. 1862. — Paris, Denta.
: Prolestant, par A. Decoppet, 1876. — PaiÏE, J. Baaiioure. •il det Œuvrei et Imlilutiom religieuiea et charitab'.ei. —
\aTilé à Paris, par C.-J, l.ecour, 1B76. — Paris, P. Asselin.
ASILES ET REFUGES l3l
berge de passage, qui contient 50 lits (i),est entretenue par la Municipalité, et les cartes d'admission sont délivrées à l'Hôtel- de- Ville ; une salle de lecture avec bibliothèque y est jointe, et les pauvres voyageurs peuvent se reposer et lire avant de se coucher. En général, cependant, ce genre d'institution est soutenu par la charité privée.
Il en est de même d'un grand nombre d'Asiles de vieillards^ et notamment de ceux des Petites Sœurs des pauvres. — Ces femmes dévouées diri^ gent ces asiles avec un grand succès ; pour obtenir les ressources nécessaires, elles font des quêtes, et elles ont eu l'excellente idée de les faire en nature. C'est ainsi que, dans toutes les villes où elles ont établi un asile de vieillards, on voit circuler dans les rues une petite voiture, conduite par un vieillard accompagné d'une Sœur, et qui s'arrête devant les boutiques ou sur les marchés, pour demander quelques provisions. — On leur donne avec plaisir, et ce léger impôt en faveur de la vieillesse est presque entré dans nos mœurs.
(i)La Caserne de passage du Havre est située n*» 2, rue du Collège, et reçoit par an environ 800 voyageurs. — Pour plus amples renseignements, s'adresser à l'Hôtel-de-VilIe.
l32 LA MISÈRE
Offrir un dernier asile à tant de pauvres vieillards seuls ou abandonnés, et incapables de travailler^ s'efforcer d'adoucir les dernières années de leur vie, est certainement un des moyens d'assistance les plus dignes de la charité privée. — Sans doute c'est un devoir de l'assistance publique, et un devoir auquel elle ne se dérobe pas, puisque la plupart des Hospices et Hôpitaux reçoivent des vieillards ; mais en général ceux-ci préfèrent entrer dans des asiles privés où ils se sentent plus libres. Les établissements publics ont des règles plus sévères ; ils reçoivent à l'âge de 70 ans, à moins que les vieillards ne soient infirmes, tandis que la cliarité privée peut plus facilement faire des exceptions et les recevoir plus tôt, si elle en reconnaît l'utilité.
Les Dispensaires (i) pour les enfants malades sont destinés à permettre aux parents pauvres de faire soigner gratuitement leurs enfants. Ils ont 4e grand avantage de mettre promptement à la disposition des malades les secours nécessaires, et chacun sait combien cela est indispensable, surtout pour
(i) Voir : Les Dispensaires d enfants malades, par le D"- PowiJewicz. — Paris, A. Parent. 1880. '
les enfants. — Ces Dispensaires, plus grandement 'organisés, sont quelquefc à un Hôpital, et sont destinés souvent ; aussi bien qu'aux enfants. Ils rendent t grands services en arrêtant, dès le débu maladies qui seraient devenues des misère.
Le docteur Gibert, du Havre, a créé récemment, a° 43, rue Saint-Quentin, ment à ses frais, un Dispensaire pour 1 qui peut servir de modèle pour ce genre ment. Des médicaments, des pansement de toute nature, de la gymnastique méc sont mis à la disposition des malades. I tations, qui sont gratuites, ont lieu à i ] hiver et à 7 heures du matin en été. Le tions du médecin sont exécutées dans ment même.
Moyennant un abonnement de sofra toutes les personnes charitables peuveni leurs pauvres malades.
Ce Dispensaire rend les plus grands ; ses résultats ont dépassé toutes les espéi
Le professeur Frétât, après l'avoir v qu'il ne cessait de demander pour Paris,
s ET REFUGES
RECETTES
Souscripteurs F. 6
Dons divere • 2
DÉPENSES
E^u , gaz, combustible, ctc F. 5
Contributions et assurances •
Appointements du personnel > 2
Médicaments "
Le prix de revient par enfant est donc de i et comme la moyenne des jours de traitera de 25, le prix par journée et par enfant 2î centimes.
Les Refuges sont une autre forme de l'ass privée ; on y reçoit les filles repentantes qui d sortir du désordre, et souvent les jeunes fille: un mauvais exemple chez elles, ou celles qi sur le point de se perdre. — Dirigés en gêné des Sœurs, ces établissements s'efforcent d gner un état aux jeunes filles qui n'en ont ] leur donner le goût du travail et de les instn même temps que de les moraliser.
Les Orphelinats, tantôt publics, tantôt pri' rigés le plus souvent par des Sœurs, d'auu
l36 LA MISÈRE
par des laïques, ont pour but de recevoir et d'élever les orphelins des deux sexes.
Cest une des oeuvres les plus utiles de l'assistance privée. Qu'y a-t-il, en effets de plus digne d'intérêt qu'un enfant qui n'a plus ses parents ?
~ La charité individuelle trouve là un vaste champ d'action, et ne saurait être trop encouragée à le cultiver. Le grand but des Orphelinats doit être de mettre chaque orphelin en état de gagner sa vie par son travail, de les instruire, de les élever, de leur donner des sentiments religieux, mais en même temps de leur enseigner un métier.
Ces institutions sont trop connues et trop généralement appréciées, pour qu'il soit nécessaire d'entrer dans de grands détails à leur égard; il n'est pas non plus dans mon plan de parler de toutes les oeuvres privées qui ont un caractère philanthropique, cela m'entraînerait à de trop longs développements ; je me bornerai donc à indiquer encore quelques-unes des nombreuses Sociétés ou associations, privées dont le but est de faire du bien.
Les Sociétés de Saint-François-Régis rendent de bons services en s'efForçant de faire légitimer les
mariages et les aaissaaces illicites. Elles : gent de lever tous les actes Décessaîres au i de remplir toutes les formalités exigées et t ter tous les frais.
Les Sociétés de Saitit-VinceiU-de-Paul , pour but la sanctificatioa de leurs membi soulagement des misères temporelles et spi des malheureux, ceatralisent en général les œuvres catholiques de la localité où elles ; blies, et visitent les pauvres et les malades ci!e.
Les Diaconats protestants (i) secourent vres de la Religion Réformée.
Les Colonies pénitentiaires reçoivent les qui, reconnus coupables d'un délit, ontétt tés pour avoir agi sans discernement, mais rester entre les mains de ta justice jusqu'à 21 ans au plus tard.
On les occupe sunout à des travaux agri industriels et on leur donne l'instruction complète.
>) Voir Paris ProUttaiit. par A. Uecoppet. 187IJ