‹ La misère: son histoire, ses causes, ses remèdesChapitre 47 sur 50 · BAINS ET LAVOIRS · texte numérisé non relu

BAINS ET LAVOIRS

employés pour combattre la mendicité. En effet, on y a des bons de soupe, donnant droit à une portion, et on les distribue, au lieu d'argent, à ceux qui demandent l'aumône ou aux pauvres dignes d'intérêt, — Ce système n'est pas irréprochable, car il arrive trop souvent que le bon est vendu pour la moitié de sa valeur, le mendiant préférant en retirer 5 centimes en argent. — Le moyen employé à Genève pour réprimer la mendicité, et dont il a été question page 124, est bien préférable.

Quoi qu'il en soit, les fourneaux économiques sont d'une grande utilité, et on les apprécie surtout dans les moments difficiles, car ils facilitent beaucoup la vie du malheureux.

Les Bains et Lavoirs, en améliorant la santé de l'individu, évitent plus d'une maladie, comme ils éloignent de nombreuses causes de misère. — Encourager l'usage des bains, permettre aux plus pauvres d'en prendre de temps en temps, et faciliter à la mère de famille les moyens de laver, et sunout de sécher son linge, c'est rendre un grand service à la classe ouvrière.

Il n'est pas nécessaire de démontrer l'utilité des bains, chacun l'apprécie; mais celle des lavoirs est

peut-être moins généralement reconnue. Dans ia plupart des fannUles pauvres, le linge est lavé et séché dans l'unique chambre qui compose souvent tout l'appartement.

Qui ne comprend les inconvénients d'une pareille habitude : l'humidité qui est répandue dans la chambre, attaque la gorge et les yeux, et de ces hardes imparfaitement nettoyées, s'cxhalenc trop souvent des germes malsains.

Qjie de maladies proviennent de celte fatale nécessité !

, Les lavoirs publics dans lesquels, moyennant une faible rétribution, on peut laver son linge et le faire sécher à la vapeui", remédient i ce mal. Mulhouse a été une des premières villes de France qui en ait compris l'importance. Dés 1858, par l'initiative de M. Jean Dollfus, on y construisit les bains et lavoirs publics de la rue des Bains. Dans ceux qui sont établis au milieu de la Cité ouvrière, le bain se paie 15 centimes linge compris, l'heure de lavage 5 centimes, et i j centimes pour toute la journée (i).

(i) Voir Let Itittitalioni privée! du Haut-Rhin, par A. Penol. 1S67. — MulhouK, imp. Bader.

Ltt ImlitutiaHS ouvHèrei de Mulhouse et des earirons, par Fiig. VSron, 1B6S. - Paris. .Hachclte el Ci'.

L'eau de coudcusacioii d'établissements i triels voisins alimente ces utiles créations.

L'exemple de Mulhouse a été suivi dans I; part des grandes villes, et aujourd'hui, on renc partout des bains et lavoirs publics, fondés quefois par les communes, et, dans d'autn constances, par des Sociétés privées, et souve des paniculiers qui en font une industrie, de résultats sont prospères, partout où la popu est nombreuse.

Ainsi, à Paris, il existe un grand nomb lavoirs privés qui donnent un bon revenu i propriétaires.

Quelques personnes dévouées ont fondi 1872, à Rouen, une Société par actions, au ( de éo,ooo francs, pour fonder l'établissemei Bains et Lavoirs publics de Saint-Sever. — Il r d'être cité spécialement, car il est organisé les meilleures conditions possibles. — Il co 12 cabinets de bains^ 6 pour hommes, é femmes, et 40 places de laveuses, et a 64,000 francs.

RECETTES

J.Sfti bains, à F. 0.40 F.

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